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Un 14 juillet sous le signe de l’amitié franco-turque

C’est devenu une tradition. Comme chaque année, avec un peu d’avance, le Palais de France, dans le quartier de Beyoğlu, s’est paré de ses habits de lumière pour célébrer comme il se devait la fête nationale française, avant que celle-ci soit également fêtée à Izmir ainsi qu’à Ankara.

À Istanbul, pas de défilé, de robots ou de drones, et encore moins de Flyboard Air ou de feu d’artifice, mais une soirée tout en élégance dans les jardins du Palais de France, cette bâtisse empreinte d’histoire construite en 1839 par M. Pierre Laurécisque qui témoigne si bien des relations ancestrales entre la Turquie et la France.

Et c’est justement ces liens qui étaient à l’honneur à l’occasion des festivités du 14 juillet à Istanbul. Pour preuve, les invités du Consul général de France à Istanbul, M. Bertrand Buchwalter, et de l’Ambassadeur de France en Turquie, M. Charles Fries. Entre M. Mehmet Erbak, CEO d’Ulugad Içeker et Consul honoraire de France à Bursa, Mme Zeliha Toprak, Consule honoraire de France à Izmir, M. Éric Soulier, Conseiller de coopération et d’action culturelle de France en Turquie, Mme Virigine Villechange, attachée de coopération pour le français, et bien entendu les membres de la communauté française de Turquie, tous composaient un riche panorama de ceux qui font vivre les relations bilatérales entre la Turquie et la France.

C’est aussi en présence des autorités turques et de Turcs amis de la France, à l’instar d’Ismail Gültekin, vice-préfet d’Istanbul, d’Hasan Karabulut, maire adjoint de Şişli, ou encore de Bedri Baykam, célèbre artiste-peintre et président de l’Association internationale des arts plastiques (partenaire officiel de l’UNESCO) ainsi que président de l’UPSD (Association des arts plastiques de Turquie), de Mme Tülay Güngen, Directrice générale de l’Édition Yapi Kredi, du producteur et agent Erkan Özerman, et de notre directeur de publication, le Dr Hüseyin Latif, que la fête nationale française a battu son plein.

Alors que les représentants des différentes communautés religieuses, les autorités turques, les artistes, les hommes et femmes d’affaires — tous francophiles — ainsi que les membres du corps consulaire et acteurs de la francophonie, dont la Consule générale de Suisse à Istanbul Mme Nathalie Marti, et les expatriés français se réunissaient dans les somptueux jardins, voilà que les discussions sont brièvement interrompues par les premières notes de l’« Istiklal marşı », l’hymne national turc, et de « La Marseillaise ».

Alors que les drapeaux turcs et français apparaissent successivement derrière la tribune, le jeune et brillant Consul général de France à Istanbul, M. Buchwalter, commence son discours en mêlant français et turc ; tout un symbole. Il a alors rappelé l’importance « des idéaux de la Révolution française, de liberté, d’égalité et de fraternité, qu’il faut toujours réaffirmer, car ils sont souvent mis à l’épreuve. »

Une résonance politique toute particulière qui est reprise par l’Ambassadeur de France en Turquie, M. Charles Fries, qui dans son allocution a rappelé « combien la Turquie est pour la France un allié et un partenaire stratégique essentiel. Telle est la raison du dialogue régulier, intense et franc, noué depuis 2017 entre les deux Présidents de la République […] Tel est le sens des échanges constants entre nos gouvernements ».

Heureux « de célébrer, comme chaque année, l’ancienneté, la force et la richesse de la relation qui lie la France à la Turquie et à cette fabuleuse ville d’Istanbul, celle dont Napoléon disait : “s’il devait y avoir une capitale du monde, ce serait Istanbul” », S.E Charles Fries a appuyé sur la nécessité de ces deux membres de l’OTAN et du Conseil de l’Europe à « travailler étroitement ensemble » afin « d’assurer notre sécurité commune et lutter sans relâche contre le terrorisme », de « favoriser l’émergence d’une solution politique en Syrie et, plus généralement, réduire les multiples tensions traversant le Proche et le Moyen-Orient », mais aussi « pour continuer à maîtriser les flux migratoires vers l’Europe et mieux en partager le fardeau avec la Turquie » et « pour renforcer enfin les partenariats économiques entre nos deux pays, avec la volonté de promouvoir la présence des entreprises françaises en Turquie, un marché dont le potentiel de développement reste considérable, et d’attirer davantage d’investisseurs turcs en France ».

Alors que trônait parmi les convives qui concourent si bien à la relation entre la France et la Turquie une composition florale offerte par le nouveau d’Istanbul Ekrem İmamoğlu, le chevronné Ambassadeur de France a eu quelques mots résolument tournés vers l’avenir et optimistes, mais aussi empreints des valeurs françaises et européennes : « Les dernières élections ont démontré en même temps la force et la vitalité de la démocratie dans ce pays. Dans ce contexte, je souhaite réaffirmer ce soir que la France continuera d’être aux côtés de la Turquie pour soutenir toutes les réformes politiques, économiques et sociales confortant l’ancrage de la Turquie à l’Europe et tous les efforts permettant de promouvoir les valeurs démocratiques et le respect de l’État de droit dans ce pays. »

Sur ces mots, les nombreux invités, pour qui la Révolution française rime avec « özgürlük » (« liberté » en français), ont pu passer un moment convivial autour d’un buffet de fromages et de charcuterie du terroir, un verre de champagne à la main, avant de se lancer sur la piste de danse.

Camille Saulas

 

 

 

 

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