Art, Culture

14ème Biennale d’Istanbul : Jour #3 Istanbul Modern

Pendant ces premiers jours de la 14ème Biennale d’Istanbul, Aujourd’hui La Turquie continue à visiter les lieux d’exposition pour vous guider. Notre troisième article de cette série met à l’honneur le Musée d’art moderne d’Istanbul.

Istanbul Modern

Istanbul Modern Art Museum

Istanbul Modern, fondé en 2004, est le premier musée privé en Turquie à organiser des expositions modernes et contemporaines. Il met à disposition des amateurs d’art des œuvres modernes et contemporaines.

Comment s’y rendre ?

Le musée se trouve sur le port derrière la mosquée Nusretiye, à Karaköy. Depuis la rive asiatique, prenez le ferry depuis Kadıköy, puis suivez les indications jusqu’au musée. Si vous êtes déjà sur la rive européenne, vous pouvez prendre le bus ou le tramway, jusqu’à l’arrêt Tophane.

La 14ème Biennale d’Istanbul à Istanbul Modern

Istanbul Modern étant un musée privé, l’entrée est payante – hormis le jeudi, où la visite est gratuite pour tous. A l’occasion de la Biennale, les visiteurs peuvent également visiter librement le sous-sol du bâtiment, consacré à l’évènement.

Istanbul Modern est traditionnellement le point de rencontre des amateurs d’art, d’autant plus à l’occasion de la 14ème Biennale d’Istanbul. Plus de 50 œuvres d’art vous attendent ici ! Des artistes turcs comme Fahrelnissa Zeid, Ufuk Kocabaş, Bedri Rahmi Eyüboğlu, Sarkis et Aslı Çavuşoğlu côtoient des artistes étrangers comme Michelangelo Pistoletto, Nikita Kadan, Liu Ding et Karl von Frisch, ou encore des personnalités telles que le leader marxiste Léon Trotski, l’écrivain turc Orhan Pamuk (prix Nobel de Littérature 2006) ou le naturaliste légendaire Charles Darwin.

Fahrelnissa Zeid à l’honneur

oeuvres de Fahrelnissa Zeid

Aujourd’hui La Turquie a participé à une conférence portant sur la princesse Fahrelnissa Zeid d’Irak, à Istanbul Modern, le 5 septembre. Les œuvres de cette artiste turque du siècle passé mélangent art islamique et byzantin, avec des éléments d’art abstrait et des influences occidentales, et mêlent une variété de supports et de techniques, allant des grandes peintures à l’huile aux collages, en passant par les vitraux.

Parmi les orateurs de cette conférence figuraient l’historienne de l’art américaine, Carolyn Christov-Bakargiev, commissaire de cette biennale, le critique d’art et conservateur en chef d’Istanbul Modern, Levent Çalıkoğlu, l’auteur et universitaire spécialiste des arts palestiniens et arabiques Adila Laïdi-Hanieh et l’historienne de l’art et féministe Griselda Pollock.

Pollock a ouvert la discussion en expliquant le but de l’évènement. D’après elle, c’est au début du XXe siècle que l’humanité a commencé à s’interroger en profondeur sur le monde, liant la science et l’art et leur donnant une importance particulière. Cette 14ème Biennale d’Istanbul invite ainsi les visiteurs à se pencher sur ces questions profondes à travers le travail de personnalités diverses.

A l’occasion du 24e anniversaire de sa mort, le travail de la princesse Zeid a particulièrement été mis en lumière, sur le choix du curateur Çalıkoğlu.

Quant à la continuité avec l’intitulé de la Biennale, « salt water », la conservatrice Carolyn Christov-Bakargiev a expliqué que les motifs changeants des travaux de la princesse ressemblaient à la mer, rappelant le thème de la manifestation.

La 14ème Biennale d’Istanbul se tient jusqu’au 1e novembre, n’oubliez pas de visiter Istanbul Modern si vous passez par Karaköy.

Richard Ibghy et Marilou Lemmens - _the prophets”

« The prophets » / Richard Ibghy et Marilou Lemmens

“Venere Degli Stracci” / Michelangelo Pistoletto

“Venere Degli Stracci” / Michelangelo Pistoletto

Carnet d'Orhan Pamuk

Carnet d’Orhan Pamuk

“Museum of LIFE Collages” / Sarkis

“Museum of LIFE Collages” / Sarkis

Sırma Parman

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