Société

A Edirne, un grand iftar à l’initiative de la communauté juive de Turquie

Lundi soir, la communauté juive de Turquie a organisé un iftar, rupture du jeûne du ramadan, dans la Grande synagogue Kal Kadoş Ha Gadol, d’Edirne (nord-ouest).

Au coucher du soleil, environ 250 personnes ont pris part lundi dernier à un repas de rupture du jeûne du ramadan à la Grande synagogue d’Edirne. Au cours de cette soirée, les participants pouvaient également admirer une exposition de vêtements et de robes juives de l’époque ottomane et écouter un chœur du ministère de la Culture et du Tourisme chanter des hymnes soufis turcs. Ce dîner a été annoncé début juin par Ishak İbrahimzadeh, leader de la communauté juive turque, pour consolider les liens de fraternité avec les musulmans d’Edirne, rapporte le journal Daily Sabah.

Cet événement a attiré l’attention car un iftar similaire s’était tenu la veille, réunissant cette fois-ci 750 personnes pour marquer la restauration de la synagogue historique d’Edirne, dont l’inauguration a eu lieu en mars dernier. Les travaux ont été menés pendant cinq ans par la Direction générale des fondations. Ravi de rouvrir la synagogue cette année, Ishak İbrahimzadeh, a déclaré vouloir « remercier les habitants d’Edirne » à travers ce geste. « Nous avons pensé que la façon la plus pratique de [les] remercier était de partager un repas de l’iftar avec eux », a-t-il précisé.

Des personnalités de la communauté juive du pays ont été invitées au dîner de rupture du jeûne. Une tente a été spécialement aménagée pour ces dernières par la Fondation de la Solidarité sociale. Osman Güneren, le chef du bureau de la Direction générale des Fondations à Edirne, a également assisté à l’événement.

Pour rappel, la synagogue Kal Kadoş Ha Gadol a été ouverte le 26 mars après une longue période de restauration. Troisième plus grande synagogue d’Europe, elle a été construite en 1907 à Edirne, pour remplacer 13 synagogues ravagées par un incendie en 1905. Elle a par la suite fermé ses portes dans les années 1980, tombant progressivement en ruine tandis que le nombre de Juifs turcs diminuait à Edirne. Des travaux de restauration ont donc débuté en 2010 pour s’achever il y a quelques mois.

Khadija Ben Hayyan

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