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A l’heure du 150e numéro d’Aujourd’hui la Turquie

Septembre 2017 coïncide avec la sortie du 150e numéro d’Aujourd’hui la Turquie. C’est un moment émouvant où se mêle plaisir et joie d’avoir pu porter ce journal francophone. Difficile d’oublier le scepticisme qui a entouré les premières années de son existence, mais qui n’a pas empêché Aujourd’hui la Turquie de continuer à paraître et de se faire une place dans le monde de la presse écrite. Comme je l’ai déjà écrit, cette aventure n’a jamais été facile. Nous avons connu des périodes difficiles, comme celle que nous traversons actuellement. Dès le départ, il a fallu se battre afin de convaincre les Français particulièrement qu’un journal en langue française avait toute sa place en Turquie.

« Ce journal est-il turc ou français ? » Voilà une question qui nous est posée encore régulièrement. Je vais saisir l’occasion pour y répondre. Aujourd’hui la Turquie n’est pas né d’une initiative franco-française. L’impulsion a été donnée par des francophones, soit par des individus qui ont choisi d’adopter le français. Ceux qui contribuent à la réussite de ce journal francophone proviennent de nombreux horizons ; certains sont Turcs, d’autres sont Français, mais notre journal peut aussi compter sur des Belges, des Canadiens, des Marocaines, des Allemands, des Algériens, des Chiliens, ainsi que sur des Italiens, des Suisses, des Polonais, des Bulgares, des Iraniens, des Tunisiens, des Saoudiens, des Espagnoles, des Libanais, des Chypriotes, des Danois, des Portugais, etc. Ce journal ne représente donc pas un pays, mais les francophones de très nombreux États.

Aujourd’hui la Turquie est indépendant et a toujours été du côté des libertés, de la paix et de l’amitié entre les peuples. La ligne éditoriale du journal est pro-européenne, elle soutient le processus d’intégration de la Turquie au sein de l’Union européenne (UE) et oeuvre pour le renforcement des relations franco-turques.

Mais, au fil des 150 numéros, nous avons assisté à d’importants bouleversements. En effet, la disparition de la volonté politique qui avait permis la construction européenne malgré les divergences de vues a entraîné une perte du pouvoir d’attraction de l’UE. Les conséquences de la disparition du bloc communiste, la crise économique, la montée en force des mouvements populistes partout en Europe et la crise migratoire ont fini par mettre en cause l’irréversibilité de la construction européenne. Les liens notamment économiques entre la Turquie et l’UE n’ont pas perdu de leur importance, mais l’objectif d’intégrer l’UE ne semble plus la priorité pour la Turquie qui change de cap.

Aujourd’hui la Turquie fait partie de la presse francophone, je vous invite donc à le soutenir davantage afin de soutenir la francophonie aussi bien en Turquie que dans le monde.

Mireille Sadège – Rédactrice en chef

1 Comment

  1. Plus Philippe

    Bonsoir
    Comment se procurer votre si intéressante revue ?
    Merci par avance

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