Cinéma

Aller au cinéma : un plaisir populaire devenu arbitraire

Il y a quelque chose de pourri au royaume des cinémas francais. Un brin d’arrogance, un soupçon de malhonnêteté plane au dessus des grandes salles de cinéma.
Si la sortie au ciné était autrefois un plaisir pour se divertir, aujourd’hui c’est bel et bien pour souffrir.

On va prendre cher !

Arrivée à la caisse, le doute envahit quiconque ose demander le prix d’une malheureuse place. Pour les moins de 14 ans, le tarif s’élève à seulement 5 euros. Pas de panique la facture salée arrive. Pour les étudiants, le tarif en semaine est de 7 euros contre 8 le week end. Pourquoi une telle différence de prix à quelques jours près ? Un changement de programmation ? Des nouveautés à l’affiche ? Non rien de tout ça, seulement un malheureux caprice des grands du cinéma qui cherchent à rentabiliser.

Du popcorn salé ? La facture aussi !

Pourtant, la véritable surprise s’avère être la place au tarif adulte qui apparaît au modeste prix de 15 € ! Oui, oui vous avez bien lu. Au risque de s’étouffer avec du popcorn c’est plutôt le prix qui nous a soufflé. Mais alors pourquoi un tel tarif quand on sait qu’en 1997, le prix d’une place normale était à 40 francs (6,10 €). En 2000, le tarif passe à 7,77 € soit 50 francs. Et au fil des années, le prix n’a cessé d’augmenter puisque en 2004, ce dernier était à 8,60 € contre 9,80 € en 2007. Un tournant majeur en 2009 lorsque la place passe à 10 euros. Entre 1997 et aujourd’hui en 2017, en vingt ans le tarif d’une place normale à augmenté de presque 9 €. Le cinéma c’était mieux avant !

Aujourd’hui, ces 15 € servent sans doute à rentabiliser le prix des nouvelles salles de cinéma flambants neuves, projetant, sur des écrans derniers cri, à l’extérieur sur la devanture les affiches de films. Ou encore des — super sièges — avec choix du placement comme à l’opéra ou au théâtre, en solo ou en duo. Pas sûr que le spectateur ait demandé tous ces petits caprices emprunt d’une grande futilité.

Envol des prix pour du vol au cinéma !

Un petit plaisir populaire devenu très cher. Aujourd’hui, on réfléchit deux fois avant d’aller au cinéma. Or, pour contempler une œuvre d’art dans un musée, il est possible de les voir à des tarifs très préférentiels voire gracieux.
Mais que tout le monde se rassure, l’industrie cinématographique se donne bonne conscience en proposant quelques jours dans l’année de tarifs défiant toute concurrence avec la place à 4 euros lors de la « fête du cinéma » ou encore à 3,50 euros grâce au festival cinéma Télérama. Manque de bol ou véritable conspiration ? À chaque fois, à ces périodes, il n’y aucun films qui convient.

Quoi qu’il en soit, le 7ème art, lui, se veut de plus en plus faussement élitiste et les spectateurs risquent d’en avoir marre puis a fortiori boycotter cette forme d’art.

Charlotte Lelouch

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