International, Politique

Angela Merkel réélue leader du parti de l’UCD

La chancelière allemande Angela Merkel a remporté mardi 6 décembre, lors du 29e congrès de son parti l’Union Chrétienne Démocratique (UCD), l’élection à la tête du parti avec 89,5% des suffrages.img_0133Seule candidate en lice, Angela Merkel reste à la tête du parti chrétien et entame ainsi son neuvième mandat depuis 2000. Cette élection représentait l’un des seuls enjeux de ce congrès qui se déroule à Essen, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, jusqu’au mercredi 7 décembre. Son résultat écrasant n’est que coutume depuis sa première élection à la tête de l’UCD en 2000.

Après l’annonce qu’elle briguerait un quatrième mandat en tant que chancelière, cette élection est la deuxième étape vers les élections législatives de septembre 2017.

Cependant l’année 2016 a été une année difficile pour le monde, pour l’Europe et pour l’Allemagne.

Elle a beau avoir gagné, sa gestion de la crise des migrants a semé des doutes au sein de son parti. Elle s’est d’ailleurs exprimée à ce sujet dans les premières lignes de son discours de remerciements. Ce dernier a duré plus d’une heure, une heure durant laquelle elle a tenu à dire à ses collègues partisans qu’elle ne permettra pas un autre afflux de migrants aussi important que celui de 2015, où 900 000 réfugiés avaient été accueillis en Allemagne. Cependant, Angela Merkel pèse ses mots et ajoute qu’elle ne se rangera pas pour autant du côté de l’Union Chrétienne Sociale dont les membres très à droite désirent fixer la capacité d’accueil des réfugiés en Allemagne à 200 000 par an.

Angela Merkel a tenu à défendre les valeurs de l’Allemagne, en déclarant que le droit allemand n’était pas la charia et que le voile intégral devrait être interdit dans là où c’était juridiquement possible.

En ce qui concerne la politique économique du pays, elle tient opérer de nombreuses démarches si elle est à nouveau élue chancelière. Elle aimerait que l’impôt sur les PME ne subisse aucune hausse, tout comme l’impôt sur la succession.

Elle s’est finalement vantée de son bilan au regard du chômage qui a baissé de 50% depuis sa première élection en tant que chancelière en 2005.

Par cette réélection, Angela Merkel aimerait prouver à ses détracteurs que sa longévité n’est pas un frein, mais un atout, qu’elle connaît son sujet et est prête à continuer à agir dans l’intérêt de l’Allemagne, dans l’Europe et dans le Monde.

Pascale-Mahé Keingna

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