Economie, International

La Banque mondiale rehausse la prévision de croissance de la Turquie

La Banque mondiale a rehaussé les projections de croissance économique de la Turquie pour les trois prochaines années à condition qu’il y ait un rétablissement du tourisme et une revalorisation des bilans d’entreprises, selon le rapport Global Perspectives économiques publié le 5 juin dernier.L’économie de la Turquie devrait augmenter progressivement de 3,5 % en 2017, selon une déclaration de l’Agence Anadolu.

En effet, la Banque mondiale souligne que « la Turquie, soutenue par une politique budgétaire accommodante, devrait augmenter de 3,5% en 2017. L’année suivante, une hausse de 3,9% est prévue […] si l’incertitude continue à diminuer, que le tourisme se rétablit et que les bilans des entreprises s’améliorent ».

La semaine dernière, la Russie a abaissé les sanctions commerciales à l’égard de la Turquie – celles-ci avaient été établies après qu’un avion russe Su-24 ait été abattu en novembre 2015 par l’armée turque – y compris en ce qui concerne les produits agricoles, mais aussi les domaines de la construction, de l’ingénierie et du tourisme.

La Banque mondiale a déclaré que la révision à la hausse de la croissance en Turquie est en partie due à une nouvelle évaluation de la croissance potentielle.

De plus, l’économie mondiale connaitra une hausse importante dans les années futures en raison de la reprise de la manufacture et du commerce, de la hausse de confiance dans le marché et de la stabilisation des prix des produits de base. La stabilisation de la production permettra la reprise de la croissance dans les marchés émergents et les économies en développement exportant les produits de base.

Selon la Banque mondiale, les sept plus grands marchés émergents – Chine, Brésil, Mexique, Inde, Indonésie, Turquie et Russie – contribuent à stimuler davantage la croissance mondiale.

En revanche, la Banque mondiale souligne que l’influence montante des partis populistes en Europe, mais aussi le Brexit, pourraient réorienter les politiques et affecter négativement le processus d’intégration économique dans l’Union européenne. L’institution précise que si l’incertitude persiste, cela pourrait peser sur la confiance des investisseurs et enrailler la reprise de la croissance.

La Banque mondiale a mis en garde contre le fait que de nouvelles restrictions commerciales risquaient de faire baisser le recouvrement des échanges qui profitent à de nombreuses économies avancées, pointant particulièrement du doigt les actions envisagées par l’Administration Trump.

Sara Boudali

 

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