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Barack Obama : le bilan un an avant la fin

En janvier 2017, après huit ans de présidence à la Maison Blanche, Barack Obama, devra céder la place à son futur successeur. Les journaux sont univoques : Barack Obama établit une fin de mandat « triomphale ».

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Alors que la coutume américaine veut que le second mandat présidentiel soit entaché de scandales et d’échecs, il semblerait que le sort ait décidé d’épargner le 44ème Président des Etats-Unis.

Pas de Watergate à la Nixon ou d’affaire Lewinsky à la Clinton, Barack Obama sortira la tête haute de la Maison Blanche.

Pourtant rien n’aura été facile pour le président américain. La crise des Subprimes aux Etats-Unis ayant débouché sur une crise économique mondiale a durablement impacté la politique américaine. Le premier échec de l’Obamacare, rejeté par le Sénat, figure phare du programme du Président, combiné à la persistance de la pauvreté et du fossé riches/pauvres, le bilan de la présidence Obama n’était pas sans points noirs.

Un dimanche soir de mai 2011, la politique américaine prend un autre tournant, lorsque Barack Obama annonce aux caméras du monde entier la mort de l’ennemi numéro un des Américains : Oussama Ben Laden. Le moment est historique, pour les Etats-Unis comme pour le reste du monde, marqué au fer rouge par l’horreur des images du 11 septembre. Sans aucun doute, Obama aura marqué de manière durable l’histoire des Etats-Unis.

Mais un problème majeur semble persister : le contrôle des armes.

San Bernardino en décembre 2015, Marysville-Pilchuck High School à Seattle en 2014, Sparks Middle School dans le Nevada en 2013, ou encore Sandy Hook en 2012, les fusillades se succèdent, les morts s’additionnent, et les armes circulent toujours.

Attachés à leur second amendement de la Constitution, the Bill Of Rights, les Américains tiennent à leur droit de posséder des armes. Cet amendement reconnait que : « A well-regulated Militia, being necessary to the security of a Free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed. »

Les citoyens américains jouissent donc du droit de posséder des armes à feu.

Mardi 5 janvier, alors que Barack Obama énonçait un discours d’une portée historique concernant le contrôle des armes sur le territoire américain, il n’est pas parvenu à retenir ses larmes. Les mots poignants, sincères et émouvant d’un président à bout de ne pouvoir rien faire, ont fait le tour du monde.

« Nous devons ressentir l’urgence absolue, maintenant, car les gens meurent. Et les excuses constantes pour l’inaction ne marchent plus. Ne suffisent plus », a déclaré Barack Obama. Après avoir évoqué la mort des enfants lors de la terrible attaque de Sandy Hook, le Président Américain a craqué.

Le lobby des armes (National Rifle Association) est pointé du doigt. Très puissant aux Etats-Unis, il empêche l’exécution de toute mesure capable de réguler le contrôle des armes.

Lors de son discours, le Président américain a énoncé deux mesures. La première consisterait à la vérification systématique des antécédents des acheteurs concernant les ventes effectuées sur Internet ou lors d’une foire aux armes ; la seconde serait le renforcement de l’interdiction de la vente d’armes à feu aux personnes atteintes de troubles mentaux.

Alors que Barack Obama entre dans les derniers mois de sa présidence, l’exécution de ces propositions parait inespérée.

Les fusillades semblent faire partie de la routine des Américains, qui rappelons-le, ont été victimes depuis le 1er janvier 2015 de 39 529 incidents impliquant une arme à feu, dont 264 fusillades de masse.

Kheira Djouri

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