Société

Bientôt des cours sur le VIH dans les programmes scolaires turcs

 Dans le cadre du « Programme turc de contrôle du VIH/SIDA 2019-2024 » lancé par le ministère de la Santé pour lutter contre la diffusion de l’épidémie, le ministère de l’Éducation va introduire des cours d’information et de prévention sur le VIH et son stage le plus avancé, le sida, dans les programmes scolaires.

Grâce à un effort mondial, il est prévu que l’épidémie du VIH/SIDA soit contrôlée d’ici 2030. Dans ce cadre, la Turquie a constitué un programme de contrôle à l’initiative du ministère de la Santé : « le programme de contrôle du VIH/SIDA 2019-2024 ». Suite à cela, le ministère de l’Éducation travaillera avec les universités et les ONG afin d’introduire, dans le système éducatif, des enseignements sur le VIH et le sida. Ce projet vise à réduire le nombre de nouveau cas et de décès liés à l’infection, à améliorer la capacité des services de santé et à prévenir la discrimination et les atteintes à la vie privée des personnes qui vivent avec le VIH.

En 2018, 3 258 personnes infectées par le VIH en Turquie

Des formations seront données dans les universités et au sein des ONG afin de sensibiliser les élèves sur l’infection, la transmission, la prévention et le dépistage. Elles permettront d’informer 60 % de la population sur ce virus qui a touché, en 2018, 3 258 personnes dont la grande majorité a entre 25 et 29 ans.

Le premier cas de VIH en Turquie a découvert en 1985. Depuis, la majorité des informations au sujet du virus découlent des médias et très peu du système éducatif. Il y a donc des idées préétablies dans la société. La mise en place de cours relatifs au VIH et au stade le plus avancé de l’infection est cruciale pour lutter contre l’épidémie.

Selon les données publiées par l’agence Anadolu, de 1985 à fin 2018, 19 748 personnes ont été dépistées porteuses du VIH, tandis que 1 772 cas de sida ont été recensés en Turquie. Les hommes représentent 83,6 % de cette population.

Les personnes séropositives participeront activement au développement du programme

Les cours sur les maladies sexuellement transmissibles, jusque-là réservés aux facultés de sciences de l’éducation, seront désormais généralisés dans toutes les universités. Les programmes d’éducation formelle et non formelle du ministère de l’Éducation comprendront des informations sur le VIH et le sida.

Une campagne d’information sera assurée pour les agents des forces de l’ordre, les employés du tourisme, et la sensibilisation sera également intégrée dans les programmes de formation militaire. Les personnes séropositives participeront activement au développement du programme.

Le sida, ou syndrome d’immunodéficience acquise, est une maladie qui affaiblit le système immunitaire et qui est causée par un rétrovirus, appelé VIH (virus de l’immunodéficience humaine). Le VIH peut se transmettre à l’occasion de rapports sexuels non protégés et de contacts bucco-génitaux avec une personne infectée, mais également lors de la transfusion de sang contaminé et du partage d’aiguilles, de seringues ou autres instruments pointus. Il peut aussi se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein. D’après un rapport publié par l’ONU, 36.9 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde en 2017. La même année, le nombre de personnes nouvellement infecté était de 1,8 million et 940 000 personnes en ont succombé.

Eda Özdemir

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