Culture

Blam! dynamite le Zorlu Center PSM

 La salle de spectacle du Zorlu Center PSM recevait le mois dernier l’ovni Blam!, une comédie atypique créée par Kristján Ingimarsson. Entre débauche d’énergie et gags hilarants, la pièce fait voler en éclat la routine monotone du travail en open-space.

Blam! Sosyal Medya-19

19h26. Plus que quatre minutes avant le show. Les 717 sièges de la scène secondaire du Zorlu Center PSM finissent de se remplir alors que résonne l’air de Little Green Bag de George Baker, un morceau surtout célèbre chez nous pour sa présence dans la bande-son du film culte de Tarantino : Reservoir Dogs. Un choix de titre peut-être anecdotique pour certains, mais déjà un sacré indicateur en soi voire une réelle profession de foi. Un bureau comme il en existe des dizaines de milliers, un boss aussi tatillon qu’antipathique, et surtout trois employés – allant du plus consciencieux qui arrive à l’heure, au nonchalant absolu – qui cherchent à s’émanciper de leur laborieux quotidien via divers gags de bureau. C’est cette intrigue des plus simples qui va servir de base à un cocktail d’action survitaminé.

Blam! Sosyal Medya-18En effet, très vite les choses vont prendre des proportions démesurées tant et si bien que le supérieur hiérarchique lui-même va finir par se laisser entraîner dans ce monde alternatif fait d’action et d’aventure. Dès lors, l’imagination illimitée des quatre hommes transforme une lampe de bureau en serpent, d’épais classeurs en jet-pack, une fontaine à eau en créature d’outre-espace, un simple porte-manteau en sulfateuse… Tout pour eux devient prétexte à évasion. Un scénario qui souligne le côté salvateur de l’imaginaire et de la créativité dans un environnement aussi clinique et rationnel que le monde du travail. En d’autres mots, un clin d’œil à la part d’enfance qui demeure en chacun de nous. Si les membres de l’équipe ont beau venir de pays où le thermomètre n’est pas souvent à la fête (Islande, Suède et Danemark), force est de constater leur capacité à enflammer le public. Leur énergie communicative n’avait d’égal que la qualité de leur langage corporel.

Un hommage déjanté au cinéma d’action

« Notre pièce parle de faire des films d’action peu importe où vous vous trouvez et peu importe les circonstances. », avait expliqué, Kristján Ingimarsson, son créateur. Et en effet, de la série des Die Hard aux films de kung fu de Bruce Lee en passant par Platoon, le monde des Western, la filmographie de Tarantino ou encore l’univers des dernières adaptations Marvel, les références au septième art sont légion. Mention spéciale pour un final en apothéose où les scènes réinterprétées des X-Men, de Hulk ou encore d’Iron Man mettent à proprement parler le décor sens dessus dessous, soulignant la dimension Blam! Sosyal Medya-9technique très aboutie de cette comédie. Car oui, une comédie c’est bien de ça qu’il s’agit. Loin de se limiter à de l’action frénétique et à des performances physiques, cette bizarrerie irrésistible est accompagnée d’un humour omniprésent. Certaines scènes des plus absurdes m’auront arraché des larmes de rire en guise de tribut. 20h50. Blam! s’achève sur le célébrissime mais toujours aussi efficace Highway to Hell d’ACDC. Action, désinvolture, et bonne humeur.

Alexandre De Grauwe-Joignon

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