International

Bombardement d’une école en Syrie : l’ONU demande une enquête

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a officiellement demandé l’ouverture d’une enquête internationale à la suite du bombardement d’une école syrienne dans la province d’Idleb, située au nord-ouest du pays. L’attaque, dans laquelle 22 enfants ont trouvé la mort, pourrait constituer « un crime de guerre », toujours selon ce dernier. Reprenant les accusations lancées par l’UNICEF, les diplomaties française et américaine mettent en cause la Russie dans la responsabilité de ce bombardement. La Russie nie les faits.f-16_june_2008L’attaque s’est déroulée dans la journée du mercredi 26 octobre, dans le nord-ouest du pays et non loin de la ville d’Alep. 35 personnes en tout, dont 22 enfants, ont perdu la vie lors d’un raid aérien.

Anthony Lake, directeur général de l’UNICEF, a dénoncé « l’attaque la plus meurtrière contre une école » en cinq ans de conflits. « Si l’acte est délibéré, il s’agit d’un crime de guerre », a-t-il également ajouté au lendemain des faits. Un terme fort repris par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a sans détour exigé l’ouverture d’une enquête « immédiate et impartiale » sur la tragédie.

Le ministre français aux Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a quant à lui déclaré le lendemain qu’une telle attaque ne pouvait être que le fait de l’aviation syrienne ou russe. Des propos également soutenus par le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, qui a déclaré : « Nous ne savons pas encore si c’est le régime d’Al-Assad ou les Russes qui ont mené le raid, mais nous savons que c’est l’un des deux ».

Les médias pro-russes ont quant à eux tenté de démontrer que les dégâts causés sur l’établissement scolaire de la province d’Idleb n’étaient pas dus à des bombardements, tandis que la diplomatie russe parlait quant à elle d’un « mensonge » s’agissant de ces accusations.

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