International, Politique, Société

Brexit, la Grande-Bretagne sort de l’Union européenne

Avec presque 52 % de votes en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, c’est un véritable coup de tonnerre qui vient de se produire.sortie de l'angleterre de l'UE

En premier lieu dans les places boursières qui, au matin du 24 juin, avaient anticipé l’inverse – à savoir le maintien dans l’UE de la Grande-Bretagne. Il est évidemment beaucoup trop tôt pour en mesurer les conséquences, même si trois tendances pourraient se dessiner dans les trois mois à venir. En effet, c’est le délai fixé par David Cameron, actuel Premier ministre britannique, pour démissionner, afin que son successeur, qui prendra ses fonctions au 10 Downing Street, soit chargé de la mise en œuvre de la sortie de l’UE.

En premier lieu, c’est sans doute le Royaume Uni, existant depuis 1707, qui risque d’être mis à mal par cette sortie. En effet, avec un score pro-européen de 62 %, l’Ecosse se prononce largement en faveur du « Bremain » autrement dit du maintien dans l’Union européenne. Nicola Sturgeon, Première ministre élue du Parti national écossais (indépendantiste), a pour sa part réitéré sa fidélité à l’UE le 24 juin au matin. L’Irlande du Nord se prononce elle aussi pour le maintien, à hauteur de 55,8 %. Seule l’Angleterre avec 53,4 % et le Pays de Galles avec 52,5 % se prononcent pour le Brexit. Nous avons donc là une situation d’implosion potentielle du Royaume-Uni. À suivre.

Les conséquences économiques à court et moyen termes semblent plus difficiles à déterminer. Ce qui est toutefois certain, c’est que le potentiel britannique est grand et que son indépendance vis-à-vis de l’UE (en dehors de Schengen et de la zone euro) lui donnera des atouts certains pour faire face à un avenir en dehors de l’Union.

Que pouvons-nous enfin dire des conséquences sur l’Union européenne, une Union qui, rappelons-le, ne s’est jamais vraiment remise du double « non » français et néerlandais contre le projet de constitution européenne de 2005. Ce coup d’arrêt n’a subi, depuis 11 ans, que de modestes tentatives d’adaptations pour que l’UE puisse continuer à exister, mais il n’y a pas eu de véritable poursuite du processus de la construction européenne.

Ce Brexit pourrait alors sans doute servir d’électrochoc au travers d’une remise en marche du « moteur » franco-allemand, qui pourrait en profiter pour reprendre l’initiative. La question des zones périphériques à l’Union européenne comme l’Ukraine et la Biélorussie à l’Est, la Turquie ou encore Chypre au Sud [membre de l’Union européenne depuis 2004 et pourtant toujours divisée] se pose. Ces zones pourront-elles bénéficier des conséquences du Brexit ?

Ce verdict électoral britannique est sans doute le plus grand avertissement lancé aux dirigeants de l’UE depuis l’échec du traité constitutionnel il y a 11 ans. Espérons au moins qu’en ce jour de tristesse pour les partisans de la construction européenne, l’onde de choc du Brexit va pouvoir provoquer une remobilisation de l’énergie des peuples européens et de leurs dirigeants.

Dr Olivier Burette

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1 Comment

  1. Cyrus BOUA

    « Il n’y a rien de nouveau sur terre  » disait le Roi Salomon… Facile à comprendre le BREXIT et la suite… Apocalypse 11 (11-18)…que ceux qui ont des oreilles pour entendre… Entendent.. « La Tour de Babel « Bis Wait and see !!! Nous devenons le Remède :The Holy Bible by the Holy Spirit.

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