International, Politique

Bruxelles : l’état d’alerte maximale déclaré

La ville belge fonctionne au ralenti depuis hier, les bruxellois sont contraints de vivre au rythme de l’état d’alerte, depuis que l’on sait que Salah Abdeslam, impliqué dans les attentats de Paris se trouve sur le territoire belge. 

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Salah Abdeslam, l’homme le plus recherché d’Europe, est toujours en fuite depuis les attentats de Paris le 13 novembre dernier. Salah Abdeslam a participé aux massacres revendiqué par l’Etat Islamique, aux côtés de son frère ainé, Brahim Abdeslam qui s’est fait exploser devant un restaurant du boulevard Voltaire.

Salah semble être le seul individu ayant participé aux attentats, encore en vie. Pourtant, malgré les efforts des services de renseignements ainsi que des forces de polices françaises et belges, il reste introuvable. Près du stade de France, un véhicule Clio noir a été retrouvé, celui-ci est loué au nom de Salah Abdeslam. A l’intérieur de la voiture, un papier a été retrouvé, il était écrit : « Roissy-Saint-Martin-République ».

Prés du terminus de la Ligne 13 du métro, à la station Châtillon-Montrouge, le téléphone du terroriste a été retrouvé, proche du lieu, dans la journée de lundi une ceinture d’explosifs a été retrouvé dans les ordures.

Salah et Brahim vivaient dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles. Depuis lundi 23 novembre, la ville est en état d’alerte maximal. En effet, la présence du terroriste sur le territoire belge inquiète profondément le gouvernement et l’ensemble de la population. Le Premier ministre, Charles Michel a annoncé que les zones fréquentées, tels que les centres commerciaux, les transports en commun, ou les écoles seraient fermés. La vie fonctionne au ralenti dans la capitale belge, certains quartiers sont déserts comme celui du Parlement Européen. Les habitants sont divisés. En effet, de la même manière qu’au lendemain des attaques à Paris, les comportements sont nuancés ; certains pensent qu’il faut éviter les déplacements par crainte de revivre le cauchemar de la veille, alors que d’autres estiment nécessaire de sortir dans la rue, montrer aux terroristes que « nous n’avons pas peur ».

L’état d’alerte est maintenu jusqu’au 30 novembre, même si progressivement, la vie reprends son cours.

Kheira Djouhri 

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