Cinéma

Le business de la peur au cinéma

« Il y a d’la joie… bonjour, bonjour les hirondelles, il y a d’la joie… » si cette célèbre rengaine de Charles Trenet enivre et entraîne, elle est bien loin de qualifier l’ensemble des productions cinéma ces dernières années. Fini les petites pâquerettes au pays des bisounours, place au trash, au dark et au gore.
A quelques exceptions près, tous les films depuis de nombreuses années ne mettent en scène que la guerre, l’horreur et l’angoisse.

FINI LA DIVERSION PLACE À LA DÉPRESSION !

Rien de très gai en effet, l’optimisme est passé de mode, place au pessimisme, pour ne pas dire la sinistrose, qui en ce moment fait fureur dans l’industrie cinématographique.
Si le cinéma était là pour divertir et changer les idées, aujourd’hui, il plombe le moral et sert à rester ou à devenir déprimé. Pire qu’une séance de psychanalyse, le cinéma permet de retourner votre inconscient refoulé et de pénétrer dans les méandres de votre esprit.

Mais alors, où est passé la joie de vivre et la bonne humeur dans les productions du septième art ? Sûrement pas dans les salles, puisqu’il est plutôt question de film de guerre. De la seconde Guerre mondiale en passant par celle d’Indochine ou d’Irak, c’est tendance pour le plus grand plaisir de notre neurasthénie, de quoi tomber véritablement en dépression.

Certes, Le cinéma ne serait rien sans sa petite dose de films d’horreurs regorgeant d’hémoglobine, d’esprits maléfiques en tous genres et d’angoisse à son plus haut niveau.
Les catastrophes sont également plus que récurrentes. Vous reprendrez bien un peu de fin du monde et de l’humanité — attaquée par des extra-terrestres, d’un Paris submergé par la Seine et d’un New York enfoui sous la neige. Les faits divers et autres films au suspens exagéré, scènes violentes insupportables en tous genres, sont plus réclamés que jamais. Bref, un scénario dont les limites du délires fantasmagoriques auraient été poussées et usées, du vu, déjà vu et revu !

LA VIOLENCE AU DÉTRIMENT DE LA JOUISSANCE

Mais où est donc passé l’amour dans tout ça ? Honnêtement, il semble bien curieux qu’un film où les scènes violentes foisonnent soit admis à l’écran alors que l’on répudie sèchement les films aux scènes d’amour. Un film violent serait-il plus légitime qu’un film montrant du plaisir entre deux personnes ? Pourquoi dans les mœurs est-il plus courant d’accepter l’horreur plutôt que la volupté, la sensualité, la délectation et la jouissance ?

Malgré tout ce cirque, le cinéma contemporain déçoit presque à chaque fois et propose des films où les acteurs principaux de l’industrie gagnent gros au détriment de l’intérêt intellectuel du spectateur.

Charlotte Lelouch

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