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Une carte recense les objets historiques anatoliens sortis de Turquie

La Fondation de promotion d’Antalya (ATAV) a publié cette semaine une carte recensant les objets historiques anatoliens sortis du territoire turc.Une carte géographique est parfois le médium le plus pédagogique pour se faire une idée claire de certains phénomènes sociaux et économiques. La Fondation de promotion d’Antalya (ATAV), qui met en valeur le patrimoine culturel de la fameuse ville littorale du sud de la Turquie, l’a bien compris. Cela fait maintenant onze ans qu’elle édite des cartes à propos de différents sujets culturels et cette fois, elle a décidé d’évoquer les objets historiques sortis du territoire turc et dont les autorités demandent le retour.

Plusieurs biens de grande valeur sont illustrés sur la carte en question, disponible en anglais, en turc et en allemand. Apparait notamment le Monument des Néréides, une sculpture funéraire d’inspiration grecque datant du IVe siècle av. J.-C. Découverte dès les années 1840 par l’archéologue anglais Charles Fellow, elle est désormais exposée au Birtish Museum à Londres. Les plaques décoratives retrouvées par deux archéologues européens sur le Héron de Trysa, une tombe antique construite en Lycie au IVe siècle av. J.-C., et qui se trouvent actuellement au Musée d’histoire de l’art de Vienne figurent également sur la carte.

La Turquie réclame régulièrement le retour de différents objets historiques anatoliens retrouvés à l’intérieur des frontières actuelles de son territoire national. De nombreux artefacts anatoliens ont notamment été apportés par des archéologues européens dans leur pays d’origine avec l’accord, ou non, des autorités sur place. C’est en particulier le cas de celles réalisées durant les temps « obscurs du XIXe siècle », selon les mots du Président d’ATAV, Yeliz Gül Ege, prononcés lors d’une conférence de presse au musée d’Antalya.

Un certain nombre de vestiges historiques ont également été victimes de contrebande et ont été acheminés à l’étranger par des réseaux organisés afin d’être revendus illégalement. La Turquie lutte activement contre le commerce illégal d’art et s’emploie à remettre la main sur les objets historiques volés. Après plusieurs demandes auprès de la Suisse, les autorités turques ont notamment réussi à récupérer le sarcophage romain d’Hercule en septembre dernier. Il avait passé plus de trente ans à l’étranger et était exposé à l’Université de Genève.

Jean-Baptiste Connolly

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