Environnement, International

Catastrophes naturelles : un sommet onusien à Montréal

Du lundi 6 mars au jeudi 9 mars, c’est à Montréal que des délégués de tous les États des Amériques se sont réunis pour se pencher sérieusement sur la prévention des catastrophes naturelles.
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C’est en début de semaine que plus de 1.000 personnes originaires de 35 pays se sont rassemblées au Palais des congrès de Montréal à l’appel des Nations Unies (ONU) afin de se pencher sérieusement sur les enjeux relatifs aux catastrophes naturelles qui se multiplient avec le réchauffement climatique et la forte hausse de la population mondiale.

Organisé par le Canada et le Bureau de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), ce sommet panaméricain de quatre jours s’est donné l’objectif plus précis de développer des stratégies efficaces relatives à la prévention et à la réduction des conséquences de ces phénomènes dévastateurs.

Un enjeu urgent

Passée inaperçue dans les médias, cette « Cinquième Plateforme régionale sur la réduction des risques de catastrophes des Amériques » est d’une importance majeure.

Comme le souligne le directeur de l’UNISDR, Ricardo Mena, l’urbanisation et la hausse de la population mondiale augmentent les risques lorsque surviennent des catastrophes naturelles.

Ainsi, si des millions de personnes dans le monde sont déjà affectées par ces tragédies, il est malheureusement indéniable que les choses vont aller de mal en pis : le monde devra faire face à une multiplication des catastrophes naturelles au cours des prochaines années.

Des coûts humains et financiers

Philippe Gachon, titulaire de la Chaire de recherche stratégique de l’UQAM sur les risques hydrométéorologiques liés aux changements climatiques, explique que : « Ce sont les risques qui représentent les plus grands risques pour les populations et les infrastructures. Ce sont, après les guerres civiles, ceux qui engendrent les plus grands coûts économiques et les plus grands coûts humains ».

D’ailleurs, en plus des pertes humaines, le coût engendré par les catastrophes naturelles chaque année s’élève à plus de 70 milliards d’euros. Selon le groupe suisse de réassurance Swiss Re, en 2016, le coût des catastrophes a dépassé les 154 milliards d’euros et a engendré la mort d’environ 10 000 personnes.

Le mot d’ordre est simple : anticiper

Les solutions envisagées reposent notamment sur une meilleure prévention et une plus grande préparation de la part des villes et des États en terme d’investissements publics afin d’améliorer les infrastructures et les adapter aux normes de construction antisismiques. De plus, les délégués travaillent sur un plan d’action concernant la coordination des efforts des pays des Amériques pour accroître notamment les systèmes d’alertes et de surveillance.

Anticiper, la solution serait donc là. C’est ce qu’affirme le président de la Croix-Rouge canadienne, Conrad Sauvé : « Ce que ça suggère pour nous, c’est qu’on doit se préparer; on doit anticiper; on doit former des bénévoles; on doit repositionner du matériel; on doit être prêt à intervenir à tout endroit et à accroître nos ressources n’importe où ».

Ce travail de longue haleine devrait se conclure jeudi avec une « Déclaration de Montréal » et se poursuivre avec des conférences semblables aux quatre coins du monde. La prochaine rencontre internationale se déroulera à Cancún, au Mexique, en mai prochain.

 Camille Saulas

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