Economie, Société

C’en est fini des frais supplémentaires pour le traitement des cancers

La ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Jülide Sarıeroğlu, a annoncé que la Turquie a aboli au sein du système de santé publique les frais supplémentaires facturés pour le traitement, la chirurgie et la médication du cancer.

Dans un communiqué rendu public le 5 juillet, Jülide Sarıeroğlu a déclaré : « Nous avons aboli les frais additionnels qui sont facturés pour le traitement, la chirurgie et la médication du cancer ».

La ministre ajoute : « Comme nous supprimons les frais supplémentaires facturés au patient, les dépenses annuelles s’élèveront à 750 millions de TL. Un patient atteint d’un cancer ne paiera pas de frais supplémentaires, car l’État couvrira tout ».

Ayant déjà été publiée au Journal officiel, la nouvelle mesure est entrée en vigueur.

Le quotidien Hürriyet rapporte que Mme Sarıeroğlu a également promis d’améliorer la situation financière des prestataires de soins de santé publique, y compris des universités d’État.

Esra Kaytan Sağlam, responsable de la Société turque de radio-oncologie, dans une interview accordée à Hürriyet en février dernier, expliquait que si le coût annuel du traitement du cancer en Turquie était estimé à trois milliards de dollars par an, cette somme devrait au moins tripler d’ici 2030.

Le cancer serait à l’origine de 20% des décès dans le pays. En Turquie, les cancers du poumon, de la prostate, de la vessie et de l’estomac ainsi que le cancer colorectal sont les cancers les plus fréquents chez les hommes, tandis que les cancers du sein, de la thyroïde, du col de l’utérus et du poumon sont le plus souvent diagnostiqués chez les femmes.

La Turquie se classe sixième en Europe en termes de fonds alloués au traitement du cancer, après le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne, la France et l’Espagne. Cependant, le quotidien souligne que seulement 3% des dépenses globales en matière de santé étaient consacrées l’année dernière au traitement du cancer en Turquie, contre 6,6% en France, 6,4% en Italie et 5,4% au Royaume-Uni.

Camille Saulas

 

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