Cinéma

C’est plutôt genre Johnny Walker : 30 minutes de pur génie

cetait-plutot-genre-johnny-walker
Une fois encore Olivier Babinet surprend, dérange et interpelle le spectateur. Comme à son habitude, et dans la lignée de Robert Mitchum est mort, ce dernier propose un univers recherché qui mêle dépression,névrose psychanalyse, psychédélique et dérision à travers un court métrage intitulé C’est plutôt genre Johnny Walker sorti en 2008.

LA SIGNATURE D’OLIVIER BABINET COMME GARANTIE D’UN CHEF D’ŒUVRE

À l’occasion de la première semaine de janvier, le CiNéMa Club présente plusieurs courts métrages de nouveaux cinéastes français dont cette semaine celui d’Olivier Babinet. Plus qu’une œuvre d’auteur, ce court métrage nous plonge dans une boucle temporelle répétitive où sont mis en scène Étienne, un jeune homme décalé, alcoolique , drogué mais non moins touchant et son ami Bip qui lui propose de prendre une étrange pilule, les prolongeant alors dans un univers complètement absurde et psychotique.

C'était plutôt genre johnny walker

Avec en acteur principal Cosme Castro, Olivier Babinet s’entoure de valeurs sûres. Plus qu’un jeu d’acteur, c’est une performance que réalise le jeune comédien qui apparaît alors de façon magistrale pour un rôle déjanté et terriblement compliqué à jouer. Si ce dernier colle parfaitement avec l’univers recherché c’est parce que ce court métrage par son ambiance angoissante et pesante, crée un certain malaise. Et pour cause, la musique expérimentale et décousue semble provenir d’une autre planète mais rythme non moins le film.

UN FILM DOTÉ D’UNE GRANDE HUMANITÉ
C'était plutôt genre johnny walker
Mais le véritable génie du réalisateur en plus de créer une dimension particulière qui lui est propre et de proposer des plans digne d’un véritable polar ou d’un tableau de Munch, c’est d’amener à une véritable réflexion autour de la détresse humaine, et de la condition de l’homme au sein même de la société. Une spirale dans laquelle l’homme est aspiré et s’y complaît avec une certaine perversité.
La complexité de la réflexion qui perdure même lorsque le film est fini, annonce et amène à penser que c’est là le but premier et ultime d’une œuvre d’art et certainement du 7ème art.

Charlotte Lelouch

Voir le film C’est plutôt genre Johnny Walker

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *