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Championnats du monde de Basketball 2014 : Bilan d’un week-end gravé dans la mémoire des Bleus

Entre espoirs et déceptions, joies et larmes, l’équipe de France de Basketball nous a fait vivre deux journées fortes en émotions. Les supporteurs des Bleus ont tremblé, ils y ont cru jusqu’au bout. Les Tricolores, emmenés par un Vincent Collet décisif, peuvent être fiers de leur performance et ajoutent un nouveau galon à leur palmarès. La France devient alors la troisième nation au classement du Basketball mondial.

La finale mondiale n’était pourtant pas loin …

On y a cru pourtant, jusqu’au bout de ces vingt-sept dernières secondes haletantes, interminables, où les Bleus ont démontré leur force, leur mental et leur sang-froid. Mais ça n’aura pas suffi pour rattraper la léthargie des premières périodes. Les tricolores n’étaient que l’ombre d’eux-mêmes au début, ce n’est qu’à la fin qu’ils ont retrouvé de leur superbe. Ils auront tout essayé, trop tard manifestement, à l’image de Nicolas Batum qui a permis aux Bleus d’égaliser en dernière période (75-75). En contre- attaque, à trois points, il était partout. Les Français étaient même devant en fin de partie (84-80), grâce à une remontée spectaculaire de Boris Diaw. En vain. Auteurs d’un match fou, un match certes en deux temps, les Bleus auront mis du temps à réagir. Ils ont avant tout dû faire face à des Serbes solides qui ont décroché leur ticket pour la finale grâce à une gestion efficace de la partie. Des Serbes menées par un Milos Teodosic talentueux et décisif dans la partie qui a imposé un rythme endiablé difficile à contenir. 18 points marqués durant les 16 premières minutes, 24 points au total, 3 rebonds, 3 passes décisives, et les statistiques s’enchaînent. Ils sont à l’image d’une équipe de Serbie qui s’est imposée grâce à ses leaders et une stratégie implacable. Les Bleus peuvent être déçus, ils n’ont pas réussi à rééditer leur exploit face à la Roja et mettent ainsi fin au rêve d’affronter les États-Unis en finale. Mais ils n’ont pas eu le temps de s’apitoyer sur leur sort. Ils pouvaient encore s’accrocher au rêve de décrocher une médaille mondiale, et ils ont eu raison.

Mais les Bleus se consolent avec un bronze historique

Samedi. 18h. Début du match de la dernière chance. La demi-finale a laissé des séquelles, comme un goût d’inachevé. Mais c’était pour mieux rebondir et décrocher une médaille mondiale au talent et au mérite. La compétition touchait à sa fin, aux termes de véritables épreuves physiques et morales pour l’Équipe de France. Les Bleus ont d’abord eu du mal à surpasser la Lituanie, du fait notamment d’une raquette tricolore poreuse, victime des percées adverses. 43-42. Fin de la première mi-temps. Les Lituaniens ont repris, un fusil à la main. Les missiles ont fusé, visant les Bleus sur place. 64-71. Fin du troisième quart temps. Les Bleus reviennent, au bord du précipice, et déroulent, dans une dernière période d’anthologie. Ils rattrapent ainsi leur retard et s’envolent, intouchables. C’est encore l’ailier des Blazers, Nicolas Batum, qui réédite sa performance de la veille, qui porte enfin ses fruits. Il donnera cette impulsion nécessaire lors du dernier quart temps, en bon leader qu’il est devenu. Auteur de 27 points, il était encore omniprésent et a laissé parler tout son talent. 90-85. Fin du temps réglementaire. Un match purement fou vient de s’achever. La France est troisième aux championnats du monde. Une première dans le Basketball français, qui orne son palmarès d’un bronze amplement mérité. Les Bleus signent ainsi un Mondial historique, de bon augure pour l’Euro 2015 qu’ils joueront à domicile.

Pendant ce temps, les États-Unis règnent toujours en maîtres de la discipline

La finale du Mondial d’hier soir a vite tourné à une démonstration américaine (129-92), face à des Serbes incapables de suivre le rythme imposé par leurs adversaires. C’était un match où les paniers ont fusé, où les attaques des deux équipes ont déroulé. Mais les Américains étaient plus forts, trop forts, et signent une performance fidèle à leur réputation. On critiquait pourtant cette équipe américaine, jugée trop jeune et amputée de ces légendes du passé, cette génération dorée de la NBA. Mais la team USA marque l’histoire, et s’assied un peu plus confortablement encore sur le trône du monde, qui semble peu enclin à se défaire des couleurs du drapeau américain. Les États-Unis n’ont plus rien perdu, de Pékin à Londres en passant par les Mondiaux turcs en 2010. Et ils renouvellent l’exploit, une fois de plus. Un résultat sans précédent. Oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est la première fois que les Américains ont été en mesure de conserver leur titre de champion du monde. Ils succèdent ainsi au Brésil et la Yougoslavie, grande nation du basketball à la fin des années 90. Si les stars comme LeBron James, Kevin Durant ou Chris Paul manquaient à l’appel, les États-Unis confirment ainsi leur statut, et comptent bien le conserver.

Myriam Saqalli

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