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Chevauchée sauvage en Cappadoce

La Cappadoce est connue pour la Rose et la Love Valley, ses cheminées de fée, ses églises et ses villes troglodytes, mais aussi pour les multiples activités qui y sont proposées. Nombre de ceux qui se sont rendus dans ces contrées enchanteresses du centre de la Turquie ont eu la chance d’admirer le coucher de soleil en haut d’une selle, mais saviez-vous qu’il y a désormais des chevaux sauvages dans cette région classée patrimoine mondial par l’UNESCO ? Vous rêvez de voir galoper des chevaux sauvages au milieu des cheminées de fée ? Une seule solution : rendez-vous à Nevşehir où environ 400 chevaux sauvages ont été introduits cette année.

À l’origine de cette magnifique idée, on retrouve Ali Jemer, ancien éleveur de chevaux qui a côtoyé ces animaux qu’il affectionne tant durant 30 ans. C’est le quotidien Hürriyet qui nous apprend qu’aujourd’hui il œuvre pour la protection et la réintroduction des chevaux sauvages, notamment des Canik – chevaux originaires de Turquie à la robe souvent baie – en Cappadoce afin de renouer avec l’histoire de ce pays.

En effet, la présence de chevaux en Turquie remonte au Néolithique. Aux Xe et XIes siècles, on conférait à l’animal une fonction spirituelle et religieuse, tandis qu’au Moyen-Âge, les chevaux vivant dans l’actuelle Turquie ont commencé à être croisé avec le cheval arabe et persan d’où leur allure si noble et leur caractère fougueux.

Durant l’Empire ottoman, la Turquie a joué un rôle central dans l’élevage équin avant que ce commerce avec l’Empire britannique ne s’essouffle peu à peu. Actuellement, la motorisation a poussé les chevaux hors des champs et des fermes pour être davantage utilisés dans les activités récréatives, mais aussi pour la course.

Aujourd’hui, Ali Jemer compte bien redonner toute sa beauté à ce noble animal, mais pour se faire il a besoin davantage de soutien notamment de la part du gouvernement : « Nous attendons le soutien du gouvernement. Souvent, ces chevaux sauvages ne trouvent même pas un endroit pour boire de l’eau puisque les usines déversent leurs déchets dans les cours d’eau douce et les rivières ».

Espérons que bientôt d’autres chevaux viendront galoper aux côtés de leurs congénères afin que s’envole autour d’eux la terre des vallées de l’époustouflante Cappadoce qui n’en deviendrait que plus magique.

Camille Saulas

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