Société

Les chiens errants au cœur d’un projet éducatif

La municipalité d’Ortahisa, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et l’Organisation pour le bien-être animal (TRAHAYKO), ont lancé le projet « Ortahisar Love Vaccine » (Vaccin d’amour Ortahisar).

Crédit photo : Hürriyet Daily News

Dans le cadre de cette action, chaque école de la province de Trabzon recevra un chien errant, recueilli par un chenil, explique le quotidien Hürriyet Daily News. Les enfants, aidés par les enseignants et le personnel de l’école, seront chargés de prendre soin de l’animal. À travers ce projet, les organisateurs souhaitent éveiller les consciences au bien-être animal, et ce dès le plus jeune âge. Il vise également à développer le sens des responsabilités chez l‘enfant en prenant soin de l’animal.

L’école Bahçeşehir, a déjà accueilli Bes, un Golden Retriever abandonné par ses maîtres. Le président de TRAHAYKO, Lütfiye Tüzün Kurban, a précisé au journal Hürriyet que les chiens étaient choisis : « Dans ce projet, nous envoyons des chiens calmes, agréables et capables de s’entendre avec les enfants dans les écoles ». Il a ajouté que la lutte contre la maltraitance animale était également au cœur du projet.

Le directeur de l’école Bahçeşehir, Cihangir Üreyener, a souligné l’importance des animaux pour le développement du sens de la compassion chez les enfants. L’empathie étant l’ennemi de la violence, il espère ainsi sensibiliser dans la lutte contre les violences faîtes aux femmes, aux enfants et évidemment aux animaux, mais peut aussi s’avérer être un bon moyen de lutter contre le harcèlement scolaire.

Selon Cihangir Üreyener, les élèves eux-mêmes seraient à l’origine de cette initiative : « Depuis le premier jour où ils ont été inscrits à l’école, nos élèves ont exprimé leur amour des animaux. Nous avons ensuite contacté l’organisation [TRAHAYKO] et adopté un chien, ce qui a rendu nos enfants très heureux. » Rien d’étonnant puisque selon une étude, les animaux stimulent la sécrétion d’endorphines, parfois surnommée l’« hormone du bonheur », et réduit ainsi le stress.

Au contact de l’animal, les enfants découvrent une autre façon de communiquer basée sur les émotions, les perceptions et l’intuition, développant ainsi leur intelligence émotionnelle.

Marie Boyenval

 

 

 

 

 

 

 

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