International, Politique

Chypre : Les négociations de la dernière chance

Du 7 novembre au 11 novembre, un nouveau round de pourparlers se tient entre les autorités chypriotes grecques et turques sous l’égide des Nations unies. Cruciales, les négociations devraient aboutir à un accord d’ici la fin de l’année. cyprus-26898_960_720Lundi 7 novembre, l’ouverture du dernier round de négociations pour la réunification de Chypre s’est tenue en présence du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon qui a maintenu que « la perspective d’une solution à Chypre était à portée de main ».

Ban Ki-moon place donc de grands espoirs sur ces négociations. Il espère qu’avant la fin de son mandat le dossier chypriote sera définitivement clos. Il est vrai qu’un accord sur la réunification de l’île serait une véritable victoire après l’échec en 2004 du plan de réunification proposé par l’ONU.

C’est dans l’hôtel luxueux Mont Pèlerin, en Suisse, près du lac Léman, que le sort de Chypre et de ses habitants se joue actuellement. C’est en ce lieu que les deux dirigeants chypriotes grec et turc, Nicos Anastasiades et Mustafa Akıncı, vont tenter de trouver une solution à ce conflit qui a débuté il y a désormais quarante-deux ans.

Si l’hebdomadaire The Economist estime que les chances de voir un accord émerger lors des négociations de cette semaine « n’ont jamais été aussi grandes », rien n’est encore joué d’autant plus que les représentants politiques des deux parties vont aborder un dossier on ne peut plus épineux, à savoir : les arrangements territoriaux.

Nicos Anastasiades est conscient des difficultés qui s’annoncent. Dans une interview télévisée, il a souligné que des divergences considérables persistaient, mais il a tenu à se montrer optimiste et a exprimé son souhait de voir enfin ce conflit prendre fin.

Du côté turc, les préparations ont été intenses. Dans ce cadre, le président chypriote turc, Mustafa Akıncı, s’est entretenu la semaine dernière avec le président Recep Tayyip Erdoğan à Istanbul.

Pour les observateurs et analystes internationaux, le modèle qui devrait être privilégié pourrait s’inspirer du Royaume-Uni soit regrouper dans un même État les deux entités nationales – la partie chypriote grecque, et la partie chypriote turque. Nicos Anastasiades et Mustafa Akıncı devront donc s’entendre sur la délimitation de ces deux futures entités ainsi qu’éventuellement sur la restitution de certaines zones du nord de l’île aux Chypriotes grecs.

Les espoirs sont grands et nombreux sont ceux qui se montrent optimistes quant aux résultats potentiels des négociations. Car, comme l’explique Fiona Mullen, consultante internationale à Chypre : « S’ils peuvent aujourd’hui se réunir autour de cartes et partager leurs points de vue, cela signifie qu’un certain nombre de barrières psychologiques ont été franchies ».

Camille Saulas

 

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