Cinéma

Cinéma : 15 récompenses pour « Purple Horizons »

Le film turc « Purple Horizons » (Mor Ufuklar) a remporté trois nouveaux prix au Pakistan. Des honneurs on ne peut plus mérités pour cette œuvre cinématographique engagée. Ce film turc qui raconte l’histoire de Meyrem, une jeune Syrienne qui, comme des milliers d’autres, fuit les bombes qui s’abattent sur son pays a remporté le prix du « Meilleur film », du « Meilleur film étranger », mais aussi du « Meilleur scénario » au 8e Festival international du film Lums, au Pakistan.

« Purple Horizons », qui sera sur les écrans en Turquie et en Europe en avril 2018, cumule ainsi pas moins de 15 prix internationaux.

En tête d’affiche l’on retrouve Zeynep Sevil Yılmaz, Numan Çakır, Ece Özdikici, Dilek Serbest, mais aussi Adem Yılmaz et Baki Çiftçi.

Le producteur de « Purple Horizons », Osman Subaşı, a déclaré à l’agence Anadolu qu’avec ce film, son équipe et lui désiraient « informer le monde à travers le cinéma, qui est un outil important pour informer sur les problèmes des réfugiés ».

Par ailleurs, ils estimaient nécessaire de saluer les efforts et le rôle particulier de la Turquie dans cette crise migratoire : « Nous voulions souligner le sacrifice que la Turquie et son peuple ont fait pour les réfugiés », a souligné Osman Subaşı de retour en Turquie après le festival.

Mais c’est surtout sur le drame qui se déroule en Méditerranée que l’emphase a été mise afin d’alerter l’opinion publique internationale puisque Meryem perd sa famille après qu’un bateau de migrants ait coulé dans la mer Égée, près de l’île de Kos : « Depuis le début de la crise syrienne, en particulier au cours des cinq dernières années, de nombreux bateaux ont coulé dans la mer Méditerranée ; tant de personnes ont perdu la vie… »

C’est ainsi que nous comprenons le sens sous-jacent du titre du film de Olgun Özdemir : « Nous pensons que la couleur bleu clair de la Méditerranée disparaît et se transforme en violet. C’est pourquoi nous avons appelé le film » Purple Horizons » », a expliqué Osman Subaşı.

Camille Saulas

 

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