Politique

Clinton, Trump et la Maison Blanche

Moment clé des primaires américaines, le « Super-Tuesday » n’a pas réservé de grandes surprises. Chez les Démocrates, l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton gagne 8 Etats dont le Texas, tandis que son rival « socialiste » Bernie Sanders ne sort gagnant que dans 4 Etats. Coté Républicains pas de surprise non plus : le milliardaire Donald Trump s’impose dans 7 Etats sur 11 et laisse loin derrière lui ses opposants Ted Cruz et Marco Rubio.
Après ce « Super-Tuesday » le duel entre Clinton et Trump pour la Maison Blanche semble inéluctable.
Imaginons donc un instant ce que seraient les Etats-Unis de Clinton ou de Trump.

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…Et si Hillary Clinton devenait la première femme à la Maison Blanche :

 

L’autoproclamée candidate « anti-Wall-Street » Hillary Clinton, finançant sa campagne des primaires avec plus de 20 millions de Dollars issus de Wall-Street, ne compte pas relancer l’économie américaine en régulant la sphère financière ou en taxant les super-riches. Non! Même la taxe carbone ne figure pas dans ses mesures de début de mandat. Plutôt que de relancer l’économie en stimulant la demande, elle mise sur les petites entreprises en leur offrant une fiscalité plus avantageuse. Les « loups de Wall-Street » ne sont – à la surprise générale – pas domptés par la première femme à la tête des Etats-Unis.
Dans le domaine de la santé, l’« Obama-Care » est remplacée par la « Hillary-Care » qui a pour but de réduire le prix des médicaments prescrits et d’en finir avec les déserts médicaux. Ce qui distingue l’ « Hillary-Care » de son prédécesseur, c’est avant tout le nom et l’ambition. Les effets de cette réforme restent faibles, comme lors des deux mandats d’Obama.
Pour combattre l’Organisation de l’Etat Islamique (OEI), Clinton envoie des troupes américaines en Syrie et arme des groupes sunnites et kurdes. Cependant, même scénario qu’en Irak, les combattants sunnites se retournent contre les forces américaines…

Patatras, nouvelle source de chaos au Moyen-Orient.

 

…Et si Donald Trump remportait l’élections présidentielle de Novembre :

 

Afin de protéger les Etats-Unis d’Amérique des mexicains « violeurs » et des migrants, M Trump fait construire, aussitôt élu, un mur à la frontière avec le Mexique. De plus, le milliardaire introduit le fichage et la fermeture de la frontière aux musulmans. Mais pour que la sécurité des citoyens (blancs) américains soit pleinement assurée, le républicain va plus loin : retour de la peine de mort, expulsion des clandestins vivant aux Etats-Unis, agrandissement de la prison de Guantanamo, libéralisation de la vente et du port d’armes à feux.

En réaction aux mesures annoncées par Trump, le gouvernement du Canada propose l’asile politique à tous les musulmans états-uniens. Dans un même temps, le parlement de Westminster vote un amendement qui interdit au nouveau président d’entrer sur le territoire britannique.

Cependant, M. Trump se félicite du succès des ses mesures et jure que les Etats-Unis sont sur le chemin de redevenir LA superpuissance incontournable sur la scène internationale. Il réaffirme son discours de 2012 et répète que « Le concept du changement climatique a été créé par et pour les Chinois pour rendre l’industrie américaine non compétitive ».

Pourtant l’économie américaine entre à nouveau dans une période de crise grave : une semaine après que le gouvernement supprime l’agence fédérale en charge de l’éducation, la bulle financière de la dette étudiante explose…

Raphaël Schmeller

 

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