International, Politique

Commémoration nationale de la conquête de Jérusalem-Est

L’heure était à la commémoration en Israël ce lundi 6 juin. L’Etat hébreu fête l’invasion et la conquête par Tsahal de la vieille ville de Jérusalem-Est en 1967 suite à la guerre des Six Jours.

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Près de 30 000 nationalistes juifs ont défilé dans les rues. La commémoration était placée sous le signe de la surveillance, avec pas moins de 2000 policiers mobilisés pour l’événement. Des hélicoptères et un système de caméras ont été mis en place dans et hors de la veille ville.
Les Etudiants en école religieuse et colons Israéliens, principaux acteurs de la commémoration, ont sillonné le cœur du quartier musulman pour aller prier jusqu’au mur des lamentations, lieu Saint de la religion juive.
Cette marche annuelle est intervenue alors que la période du ramadan débutait, les autorités ont ainsi voulu prévenir tout incident, comme cela avait pu être le cas l’année dernière avec des résidents musulmans.
Dimanche dernier, la Cour suprême a rejeté un appel de l’ONG pro-paix Israélienne Ir Amim, qui se disait contre l’arrivée des participants à la marche dans le quartier musulman par la porte de Damas pour éviter toute confrontation.

L’annexion de Jérusalem Est fait suite à l’extension illégale des frontières municipales par Israël, doublé d’une emprise totale de l’Etat Hébreu des voies de communications pour disloquer l’espace Palestinien. Depuis lors la ville est sous occupation.
Cependant il est fondamental de s’interroger sur la légitimité de cette commémoration, dans un contexte international marqué par les condamnations récurrentes du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Assemblée générale de l’ONU.

La loi fondamentale «Jérusalem capitale d’Israël» votée en 1980 par le Knesset, amendée le 27 Juillet 2000 interdit toute remise en cause de la souveraineté Israélienne.
Les palestiniens, marqués par un désir de reconnaissance, veulent faire de Jérusalem Est la capitale de l’Etat qu’ils réclament.

La récente nomination d’Avigdor Liberman au poste de Ministre de la Défense dans le gouvernement Netanyahou III suscite la peur au sein de la population Palestinienne.
Anciennement Ministre des Affaires Etrangères, cet homme politique est controversé en raison d’un vocabulaire extrémiste et d’une position anti-arabes.
Plus que jamais à droite, le gouvernement ne semble toujours pas vouloir d’une solution à deux Etats, ce qui alimente les tensions.

Tom Crance

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