Economie, International

Commerce extérieur : Après son ouverture avec l’Iran, la Turquie se tourne vers la Chine

Ankara poursuit sa recherche de nouveaux partenaires commerciaux. Après l’envoi d’une délégation commerciale à Téhéran il y a quelques jours, la Turquie intensifie ses relations économiques avec Pékin. C’est dans ce contexte que la Banque de Chine va ouvrir une filiale à Istanbul.

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D’après la déclaration du vice-Premier ministre turc chargé de l’économie, Mehmet Simsek, l’Agence de réglementation et de surveillance du secteur banquier (BDDK) a consenti, le lundi 02 mai 2016, à l’implantation de la Banque de Chine en Turquie. Il s’agit de l’une des plus grandes banques mondiales. Toujours d’après le ministre, la filiale, qui s’établira à Istanbul, permettra de renforcer la « concurrence dans le secteur bancaire de notre pays ».

Quelques jours avant, une délégation de 70 personnes de la Chambre de l’Industrie d’Istanbul (ISO) a été envoyée à Téhéran, reçue par l’ambassadeur turc sur place, afin de rencontrer 202 représentants d’entreprises iraniennes. D’après le président de l’ISO, Erdal Bahçivan, la résolution des différends entre les deux pays devrait engendrer un volume commercial turco-iranien de 100 milliards de dollars.

Pourtant, au mois de juillet 2015, Ankara dénonçait le sort des Ouïghours, une minorité turcique musulmane en Chine, accusant notamment Pékin de leur interdire le ramadan. Du côté iranien, les sanctions internationales et les désaccords diplomatiques avec la Turquie ont longtemps mis un frein à leur coopération économique.

Il semble donc qu’après avoir rompu avec l’Egypte, la Syrie et la Russie, les autorités turques cherchent à l’Est de nouveaux partenaires commerciaux, notamment auprès des grands émergents asiatiques.

Kiymet Altan

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