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Confinement : Amazon, plus fort que jamais ?

À l’heure d’un crash majeur de l’économie mondiale, l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, patron d’Amazon, l’est d’autant plus. Alors que la pandémie de la Covid-19 ravage tout sur son passage, le géant du e-commerce affiche une santé extraordinaire, au sens littéral…

Des chiffres records… un trimestre sans profit

Si pendant le confinement, tous les commerces non essentiels étaient fermés, confinement oblige, Amazon a vu accroître sa popularité plus que jamais. Au premier trimestre, l’entreprise a enregistré son record de chiffres d’affaires avec plus de 75 milliards de dollars, soit une hausse de 26 % en un an. Néanmoins, son bénéfice net a quant à lui chuté de 29 %, soit 2,5 milliards de dollars. Pour le deuxième trimestre, se terminant le 30 juin, le géant du e-commerce prévoit entre 75 et 81 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit une hausse de 18 à 28 % par rapport à l’année dernière.

Selon Jeff Bezos, les quatre milliards de dollars de bénéfice, prévus pour ce printemps, seront entièrement utilisés pour protéger les salariés : l’achat de matériel de protection et d’hygiène, la procuration de tests de la Covid-19 et la mise en place de mesures de sécurité et de distanciation physique au sein de l’entreprise. Enfin, une partie de cette somme sera consacrée à l’augmentation salariale des employés.

Le caprice d’Amazon

Après de nombreux cas de la Covid-19 recensés dans les six sites français du groupe Amazon, le tribunal judiciaire de Nanterre ordonne à l’entreprise de restreindre son activité à l’unique vente de produits essentiels et de procéder à l’évaluation des risques professionnels face à l’épidémie. Enfin, y intégrer les mesures spécifiques liées à la pandémie ; et dans cette attente de limiter ses activités à la vente de produits essentiels, soit alimentaires, d’hygiène ou médicaux.

« Une coloration de cheveux est un produit dhygiène pour beaucoup de Français et Françaises, oui. Mais est-ce que le juge le pense ? Je ne sais pas. Devant cette ambiguïté-là et lastreinte dun million deuros par infraction constatée qui nous est imposée, nous navons pas dautre choix », a déclaréFrédéric Duval, directeur général du groupe en France, à France Info.

Face à cette décision et en l’attente de celle de la cour d’appel, la filiale française du groupe Amazon opte pour l’arrêt provisoire de ses entrepôts français à partir du 16 avril, soit au-delà de ce que demandait la justice.

Par la suite, la cour d’appel confirme le jugement d’Amazon France face à la pandémie, mais allège sa condamnation passant de 1 million d’euros à 100 000 euros. Ne pouvant pas assurer la livraison de produits essentiels uniquement, « la filiale française du groupe Amazon n’a d’autres choix que de poursuivre l’arrêt provisoire de l’activité de ses entrepôts ».

Après cinq semaines de fermeture, le 20 mai marque la réouverture des six sites français ; un soulagement pour Frédéric Duval.

Mais la reprise de l’activité de l’entreprise se fait en douceur et sur la base du volontariat : mesures de distanciation sociale, gel, port du masque obligatoire, prise de température thermique, répartition numérique. La filiale espère une reprise normale de ses activités à compter du 3 juin.

Amazon tient à vous le rappeler !

« La crise actuelle démontre l’adaptabilité et la durabilité des activités d’Amazon comme jamais auparavant, mais c’est aussi la période la plus difficile à laquelle nous ayons jamais été confrontées », a déclaré le fondateur de la multinationale dans un communiqué de presse.

Cette semaine, une publicité d’Amazon, parue dans le journal Le Monde, encourage les Français à consommer localement et rejoint la tendance « Made In France »: l’entreprise rappelle que 10 000 petites entreprises françaises proposent leurs meilleurs produits frais français livrés chez vous rapidement…

Abou el amaim Nada

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