Economie, Société

Controverse turco-japonaise autour du financement du Marmaray

Suite à l’accélération de la construction du Marmaray, mis en service en octobre 2013 pour le 90ème anniversaire de la République turque, l’entreprise japonaise Taisei réclame toujours les 200 millions de dollars qui lui sont dus pour ces coûts additionnels.

marmaray

Taisei Corporation, la firme nippone d’ingénierie civile qui s’est chargée de la construction du Marmaray, attend toujours que la Turquie lui paie les frais supplémentaires causés par la précipitation des travaux. Une pilule qui a du mal à passer.

Devant ce retard de paiement qui s’éternise, l’entreprise a mobilisé jusqu’au gouvernement japonais, qui a envoyé des lettres aux autorités turques pour leur signaler « la possibilité que le non-paiement de la facture affecte négativement les futurs projets d’infrastructures ».

Takashi Yamauchi, le directeur général de Taisei, a quant à lui envoyé le 30 janvier dernier un courrier à Erdoğan en personne, déplorant cet impayé datant de plus d’un an et affirmant son droit de faire saisir cette affaire par les tribunaux.

Le Ministère turc des transports, qui n’a pas apprécié la pression exercée sur lui, a répondu qu’il tiendrait ses promesses dès lors que les documents manquants à la procédure lui seraient fournis par Taisei. Ces documents concernent par exemple les assurances prises et les dossiers du personnel embauché pour la construction de la voie ferrée stambouliote reliant les continents européen et asiatique.

Victoria Coste

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