Environnement, Politique

COP21 : La lenteur des négociations inquiète Ban Ki Moon

 

Le secrétaire général de l’ONU,  déclarait la semaine dernière être « inquiet […] des lenteurs dans le processus de négociation ». Les délégations peinent à se mettre d’accord sur le texte qui sera présenté à Paris lors de la COP 21.

Cop21

Le rendez-vous est fixé au 30 novembre prochain à Paris. Les chefs d’Etats du monde entier sont attendus pour la Conférence Internationale sur le réchauffement climatique.

Depuis lundi, en Allemagne, dans la ville de Bonn, se déroule la dernière phase des négociations avant Paris. « Bonn doit être  le temps des progrès et du compromis pour que Paris soit un succès. Le monde compte sur nous tous » déclare Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. Les délégués de chaque Etats membres doivent se mettre d’accord sur le projet de texte qui sera présenté à Paris. Mais les négociations semblent prendre leur temps. Le dernier jour est fixé à aujourd’hui.

Le texte en question fait débat. Il « ignore complètement les propositions du groupe G77 sur les financements » explique Gurdial Singh Nijar, porte-parole d’un des sous-groupes du G77. Le Groupe Afrique considère que le « texte ne peut pas être utilisé comme une base de négociation car il est déséquilibré et ne reflète pas les positions du groupe Afrique ». Les deux coprésidents des débats, l’Algérien Ahed Djoghlaf et l’Américain Daniel Reifsnyder, auteurs du texte présenté, ont entendu les critiques qui ont été formulées. Ils ont invité la semaine dernière, les délégations à faire des « ajouts » au texte. L’éternel clivage Nord – Sud s’est fait ressentir toute la semaine à Bonn. Les pays du Sud estiment que les pays du Nord doivent fournir plus d’efforts, notamment financier.

En parallèle, avant de se retrouver à Paris les négociateurs de chaque pays doivent rédiger une feuille de route précisant les objectifs et les échéances concernant la réduction d’émission de gaz à effet de serre.Les Etats avaient jusqu’au 1er octobre officiellement pour envoyer leur contribution, mais seulement 148 sur les 195 attendus ont joué le jeu. Les Etats Unis par exemple, ont annoncé vouloir réduire de 27%  par rapport à 2005 leur émission de gaz à effet de serre d’ici 2025. La Norvège à elle promit une réduction de 40% par rapport à 1990 d’ici 2030.

C’est dans un climat de nervosité que les négociations vont continuer aujourd’hui en Allemagne. En dépit de cela, Elina Bardram, la négociatrice de l’Union Européenne veut rester optimiste. Elle déclarait à l’AFP : « Ce qui sortira d’ici n’est sans doute pas idéal, mais nous savons déjà ce que sont les enjeux majeurs, et une fois la volonté politique prendra le relais, il y aura assez de temps ».

Kheira Djouhri

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