Economie, International, santé, Société

COVID-19 : Quel avenir économique pour le monde ?

Le 11 mars dernier, l’OMS a qualifié l’épidémie du Covid-19 de « pandémie ». Le 16 mars, au vu de la propagation rapide et dévastatrice du virus SARS-coV-2, l’État français a pris des mesures de confinement. Entre le confinement et le télétravail, la vie parisienne semble clôturée. Pourtant, dans les faits, elle ouvre ses portes à des visites virtuelles de musées et de spectacles ; les philharmonies, les opéras et une sélection de livres numériques sont accessibles gratuitement sur les sites internet des centres culturels et des librairies. Pendant que plusieurs pays se confinent, que peut-on prédire quant à l’avenir de l’économie mondiale ? 

Dans un premier temps, le gouvernement français a mobilisé 45 milliards d’euros pour soutenir les entreprises et les salariés et un milliard d’euros pour appuyer son soutien à la survie des microentreprises et des indépendants. La Turquie, elle, a prévu 13 milliards d’euros de budget d’urgence pour lutter contre cette pandémie.

D’après le dernier rapport publié par l’OCDE sur la pandémie Covid-19, la propagation du virus entraînera une baisse du PIB mondial au second trimestre de 2020.

La propagation soudaine du virus a déjà manifesté ses premières conséquences sur les marchés financiers : la bourse new-yorkaise est tombée à un niveau historiquement bas avec la baisse des cours des actions et des obligations du Trésor.

En Chine, les déplacements ont été limités avec le confinement. Ceci a eu un impact négatif sur la production (le secteur manufacturier), sur la chaine d’approvisionnement et sur le tourisme. Sachant que les produits sanitaires sont fabriqués majoritairement en Chine, la baisse de la production a conduit plusieurs pays à une pénurie de masques comme c’est le cas en France.

Les touristes chinois représentent environ un dixième de l’ensemble des visiteurs internationaux dans le monde. Les Chinois représentent 35 % des touristes en Corée, 33 % au Vietnam et 30 % au Japon. L’arrêt du flux touristique en provenance de la Chine engendre donc à court terme une baisse considérable du revenu touristique dans ces pays.

Pour la Turquie, sur le plan sanitaire, la situation prête à plus d’optimisme. À elle seule, la ville d’Istanbul compte 159 hôpitaux privés, 37 hôpitaux du ministère de la Santé et 15 hôpitaux universitaires. Les hôpitaux privés turcs, dans la mesure de leurs moyens, sont prêts à accueillir les personnes infectées par le Covid-19 au sein de leurs établissements.

Une fois que le virus commencera à disparaitre, les politiques macroéconomiques prises par les gouvernements pour restaurer l’économie favoriseront le rétablissement de la confiance et la relance de la demande. Cet effet provoquera un gain de production global.

Gözde Pamuk

2 Comments

  1. Conquer Matthieu

    Merci pour cette synthèse éclairante qui met en lumière la crise sans précédent que nous traversons actuellement. Effectivement, le risque de récession mondiale est devenu inéluctable, mais espérons que nos économies libérales sauront redresser la barre et relancer la croissance. Par ailleurs, si la Turquie n’est pas à l’abri du danger, ses vastes infrastructures hospitalières devraient lui permettre de faire face à la pandémie plus efficacement que d’autres. Et vive l’amitié franco-turque !

    • Gözde Pamuk

      Je vous remercie pour votre commentaire enrichissante. Vive l’amitié franco-turque !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *