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Cüneyt Çakir et la Turquie s’invitent en demi-finale

C’est un sifflet de 37 ans, né à Istanbul, qui arbitrera la deuxième demi-finale de la Coupe du monde du Brésil entre les Pays-Bas et l’Argentine. Cette décision de la Fifa fait de Cüneyt Çakir le deuxième arbitre turc à officier en phase finale de coupe du monde, quarante ans après Babacan en RFA.

Un arbitre né…

Cuneyt Cakir

Cuneyt Cakir

Avec Mesut Özil, le milieu offensif de la Mannschaft, Cüneyt Cakir est le deuxième homme de nationalité turque à faire parler de lui dans ce mondial. L’arbitre turc a commencé comme footballeur au club stambouliote de Kartalspor, mais il a décidé dès 17 ans de suivre les traces de son père, lui-même arbitre professionnel. Il commence sa carrière en septembre 2001 dans le Championnat turc pour devenir par la suite l’arbitre le plus sollicité de la SuperLig, avec 172 matchs officiés.

Cette popularité le hisse au rang d’arbitre international en 2006. Avec ce match, Cüneyt Çakir officiera sa cinquième demi-finale lors d’une compétition de grand renom. Ligue des champions, ligue Europa, Euro et maintenant Coupe du monde, les grands compétitions ne sont plus un secret pour ce jeune turc promu récemment au rang ELITE par la Fifa, plus haut grade pour un arbitre professionnel.

… pour un match qui promet.

A l’approche du match de ce soir qui déterminera l’adversaire de l’Allemagne au Maracanã de Rio, qu’attendre de Çakir ? Il faut savoir que le turc n’hésite pas à sortir le carton rouge lors des grandes rencontres comme celle qui opposera argentins et néerlandais. En 2012, c’est John Terry qui en paye le prix fort lors d’une demi-finale de Ligue des champions à Barcelone. Plus récemment, l’arbitre n’a pas hésité à expulser Nani contre le Réal, provoquant l’indignation de bon nombre de médias anglais. Cette demi-finale n’est pas sa première lors d’une compétition entre sélections nationales puisqu’il a arbitré Portugal-Espagne en 2012. Quoi qu’il en soit, la pression est grande pour le jeune arbitre au sein d’un mondial où l’arbitrage est la cible de nombreuses critiques qui s’expliquent par de nombreuses erreurs évidentes. Pour son troisième match, après Brésil-Mexique (0-0) et Algérie-Russie (1-1), Çakir reste l’un des rares, du haut de ses neufs cartons jaunes en CDM, à avoir montrer un arbitrage de qualité capable de mettre tout le monde d’accord.

Benjamin Delille

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