International, Politique

Début des négociations à Astana

Les négociations de paix pour le conflit syrien ont débuté lundi 23 janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan. Parrainée par Ankara, Moscou et Téhéran, la première session des négociations entre la délégation des rebelles et celle du régime de Bachar el-Assad a tournée court. 2017-01-23 15.48.02Alors que le conflit s’éternise depuis six ans, le Kremlin ainsi que la Turquie et l’Iran souhaitent trouver un accord afin d’arriver à un cessez-le-feu pérenne et pour que la poursuite des négociations de paix à Genève, qui se dérouleront sous l’égide des Nations unies dès le 8 février, soient concluants.

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Lors de ces nouveaux pourparlers, les parties au conflit devaient pour la première fois être amenées à discuter directement. Malheureusement, les choses se sont avérées plus compliquées.

Tout avait pourtant bien commencé. La cérémonie d’ouverture dans un hôtel de luxe de la capitale kazakhe fut l’occasion de réunir autour de la même table le régime de Damas et les 13 chefs militaires de l’opposition syrienne. Si cela inaugurait des discussions constructives, le ton est très vite monté. Les négociations ont donc dû se dérouler à huis clos avec, d’un côté, la délégation du régime syrien de Bachar el-Assad et la Russie, et de l’autre, les représentants des rebelles ainsi que la Turquie qui faisait la navette pour relayer les messages.

Ce fut tout de même l’occasion d’entreprendre des discussions sur le cessez-le-feu, l’enjeu crucial de l’acheminement de l’aide humanitaire et la libération de prisonniers. Malheureusement, peu d’avancées ont eu lieu.

Finalement, lundi soir, aux alentours de 22 heures, la délégation des rebelles ayant refusé de s’entretenir avec les représentants du régime syrien, les pourparlers ont été suspendus.

Les négociations devraient reprendre mardi matin.

Camille Saulas

 

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