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Dernière célébration du 14 juillet pour François Hollande

Plus de 3 000 militaires, des Maoris en tenue traditionnelle et la Marseillaise chantée en langue des signes : voilà à quoi pourrait se résumer, en quelques mots, la dernière fête nationale française du quinquennat de François Hollande.

Patrouille_de_France

Un défilé placé sous haute sécurité

Comme toutes les dernières grandes manifestations ayant eu lieu en France, le défilé du 14 juillet a été fortement encadré. Des contrôles autour des Champs Élysées aux 3000 policiers assurant la sécurité, rien n’a été laissé au hasard.

Le déroulement habituel de la cérémonie, du moins du traditionnel feu d’artifice du 14 juillet, a quelque peu été chamboulé, toujours pour des raisons de sécurité. « Contrairement aux éditions précédentes, la scène du concert ne sera pas installée au pied de la Tour Eiffel, mais sur l’avenue Joseph Bouvard, réduisant ainsi l’espace d’accueil du public », a annoncé la porte-parole de la Préfecture de police de Paris.

En plus de l’augmentation du nombre de contrôles à l’égard des spectateurs du défilé ou du feu d’artifice, c’est aussi le nombre de spectateurs qui a été amené à être diminué. Un dispositif de sécurisation au cours des nuits du 13 au 15 juillet a aussi été mis en place à Paris, en Seine-Saint-Denis, en Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne, par peur de violences.

Au total, ce sont près de 11 500 policiers, dont 3 000 autour du défilé, qui assurent le bon déroulement du 14 juillet dans Paris.

L’Australie et la Nouvelle-Zélande en invités d’honneur

Pour commémorer leur participation à la bataille de la Somme il y a exactement 100 ans, l’Australie et la Nouvelle-Zélande étaient les invités d’honneur de ce défilé.

Ainsi le Premier ministre néo-zélandais, John Key, et le gouverneur général d’Australie, Peter Cosgrove, ont assisté à la cérémonie aux côtés de François Hollande.

Pour l’occasion, des Maoris ont été invités à défiler en tenue traditionnelle et ont foulé les Champs Elysées, pieds nus, suivis de 72 militaires néo-zélandais et de 133 militaires australiens.

Était aussi présent le secrétaire d’État américain aux Affaires étrangères, John Kerry.

La coopération internationale de la France était donc à l’honneur en ce défilé du 14 juillet, symbole de la lutte contre le terrorisme, sujet d’actualité.

Des nouveaux dans le défilé

Ayant participé une fois au défilé de la fête nationale française en 1919, les douaniers ont été invités et ont défilé ce jeudi 14 juillet, tout comme l’administration pénitentiaire pour qui cette participation est une première.

Au total, en plus des 3 000 militaires ont défilé, mais c’est aussi une cinquantaine d’avions et 20 hélicoptères qui ont survolé les Champs Élysées.

Autre innovation : un régiment spécialisé dans le renseignement, récemment engagé au Sahel, a défilé pour la première fois.

Pour clôturer la cérémonie, avant le spectacle de la patrouille de France, des centaines de collégiens ou engagés du service militaire volontaire ont entonné la Marseillaise, certains en langue des signes.

 

L’état d’urgence sera levé le 26 juillet

C’est ce que François Hollande a annoncé dans la traditionnelle interview du 14 juillet. Les sujets de la loi Travail, d’Emmanuel Macron, ou encore du salaire du son coiffeur personnel du Président français ont tous été abordés, celui-ci profitant également de l’entretien pour faire quelques annonces.

« Cet état d’urgence, j’ai considéré qu’il fallait le prolonger jusqu’au moment où nous puissions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité » a-t-il donc déclaré, avant d’annoncer sa levée le 26 juillet prochain.

Interrogé sur la loi Travail, François Hollande l’a qualifiée de « bonne loi pour le pays », et a reconnu quelques erreurs dans la présentation initiale de la loi.

Le Président a aussi annoncé une baisse d’impôts, à la seule condition d’une accélération de la croissance en 2017 : « Je ne ferai de baisse d’impôts que si nous avons la certitude d’avoir une croissance supérieure à celle de cette année. »

Un avertissement à Emmanuel Macron

« Il y a des règles à respecter », c’est ainsi que François Hollande s’est exprimé sur le cas d’Emmanuel Macron, actuel ministre de l’Economie et possible candidat à la présidence en 2017.

« Il y a des règles quand on est ministre. La première c’est la solidarité, l’esprit d’équipe et d’être à plein temps dans sa tâche. La deuxième, c’est qu’il n’y a pas de démarche personnelle, encore moins présidentielle. Ces deux règles sont celles de la composition d’un gouvernement », a affirmé le Président de la République, avant de continuer : « Ne pas respecter ces règles, c’est ne pas rester au gouvernement ».

François Hollande s’est montré clair quant à Emmanuel Macron, et a par ailleurs réaffirmé sa confiance en son Premier ministre, Manuel Valls, faisant preuve « d’autorité et de courage ».

Cette cérémonie, placée sous haute sécurité, a été l’occasion de rappeler l’action de la France sur son territoire et dans le monde. Alors que l’opération Sentinelle, lancée après les attentats de janvier 2015, continue d’assurer la sécurité en France, des forces françaises sont déployées dans le monde entier, comme en Irak, en Syrie ou encore en Centrafrique. François Hollande a d’ailleurs annoncé le retrait des troupes françaises dans cette dernière à l’automne prochain, avec tout de même le maintien de 350 hommes sur place.

C.T

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