Culture

Des trésors à porter à l’Institut du monde arabe

L’Institut du monde arabe propose actuellement une exposition temporaire sur les bijoux et les parures du Maghreb, un événement à ne pas manquer. 100_2080Alors que l’exposition devait prendre fin le 28 août, le succès est tel que l’Institut du monde arabe a décidé de prolonger exceptionnellement, jusqu’au 8 janvier 2017, la présentation au public de ses parures qui semblent venues d’un autre monde. Il vous reste ainsi encore du temps pour admirer le véritable trésor que recèle actuellement l’établissement.

Grâce à la collection Bouvier, c’est la première fois que l’édifice du 5e arrondissement de Paris arbore ces bijoux en or, en argent ou encore en argent doré, dont la diversité témoigne à la perfection de la pluralité et de la complexité des peuples, des cultures et des identités que l’on retrouve au Maroc, en Tunisie et en Algérie.

C’est au cinquième étage du musée que l’on commence la visite avec des explications sur les diverses techniques relatives à la fabrication de ces ornements féminins des milieux tant ruraux qu’urbains et portés par les femmes de la région, quelles que soient les couches de la société. Ces illustrations des procédés de fabrication exposent certes le savoir-faire des artisans qui ont conçu les 300 bijoux que nous sommes sur le point de découvrir, mais surtout nous permettent d’appréhender la diversité des chefs-d’œuvre qui vont se dévoiler sous nos yeux.

Plus que de véritables réalisations artistiques, ce sont aussi des pièces de musée qui sont exposées étant donné que ces bijoux, qui auraient fait pâlir de jalousie Ali Baba et les quarante voleurs, datent de la seconde moitié du XIXe siècle pour les plus anciens, tandis que d’autres, bien plus récents, mais tout aussi sublimes, ont été conçus au XXe siècle.

Au fil des découvertes, on s’étonne de voir ces ornements, parures de tête, boucles d’oreilles, colliers, bracelets, anneaux de chevilles ou encore fibules ibzimen (qui maintiennent les vêtements) si travaillés et souvent imposants alors qu’ils ne servent pas toujours pour les cérémonies. Bien au contraire : certaines pièces, tout bonnement époustouflantes, sont ou étaient souvent utilisées dans la vie quotidienne. Parfois, certaines d’entre elles ont des fonctions protectrices tel un bracelet hérissé d’extrémités tranchantes.

Ces bijoux proviennent de différentes zones géographiques qui sont exposées dans de grandes vitrines pour éviter que certains ne touchent pas qu’avec leurs yeux ces merveilles. Nous voyageons ainsi dans un premier temps au Maroc avec les bijoux « berbères », souvent en argent, qui sont destinés à écarter le mauvais oeil. Puis, nous voilà transportés dans diverses régions d’Algérie – Aurès, l’Atlas Saharien ou encore la région Kabyle – pour finir en beauté avec des ornements provenant de Tunisie.

Que de variété et de beauté entre bijoux modestes et parures imposantes, souvent ornées de perles ou rehaussées de pierres précieuses parfois bleus, parfois jaunes, ou encore vertes ; il y en a pour tous les goûts. Mesdames et Mesdemoiselles, mais aussi Messieurs, vous ne pourrez qu’être fascinés par tant de richesse, de finesse, de pureté et de splendeur.

Il vous reste donc du temps pour découvrir cette exposition Des trésors à porter, Bijoux et parures du Maghreb. La visite qui s’effectue relativement rapidement – sauf si vous vous prenez à rêver, les yeux plongés dans ces trésors – permettant par la suite de découvrir en toute tranquillité la collection permanente du musée qui ne manquera pas, elle aussi, de vous surprendre et de vous ravir.

Camille Saulas.

1 Comment

  1. Effectivement une sublime collection,de passage à Paris,j ai visité hier cette exposition, j’en suis ressortie émerveillée , d autant plus que plusieurs pièces ont provoqué en moi une certaine nostalgie des années , je me suis souvenue de plusieurs femmes de ma famille , dont maman,qui portaient ces bijoux lors des fêtes ou même au quotidien. De très beaux apparats qui les rendaient encore plus belles et séduisantes.L’autre grande exposition « Aventuriers des mers, de SIndbad à Marco Polo  » ,une pièce gigantesque le Nizwa, un boutre venu d Oman est exposée à l’entrée de l’institut donne envie ,à ne pas rater et c’est ce que je vais faire cette après midi.

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