Culture, Découverte, Société

Le dilemme de la publication des oeuvres de Sabahattin Ali 70 ans après sa mort

Les œuvres de Sabahattin Ali, un auteur turc du XXe siècle, ont été interdites de vente et de publication pendant 21 ans après que le Premier ministre de l’ancien gouvernement, Ismet Inonü, a discrédité sa littérature.A une conférence de presse tenue le 3 mai sur l’amendement de la loi des droits de propriété intellectuelle, le ministre de la Culture Nabi Avci a fait une demande aux éditeurs de ne pas appliquer la loi qui impose que les oeuvres d’un auteur mort ne deviennent une propriété publique que 70 ans après son décès.

Devant la demande de Filiz Ali, la fille de l’auteur, Avci a annonçait qu’il travaillait pour lui donner le droit de publier les oeuvres de son père.

Selon la loi, un travail renommé devient une propriété publique 70 ans après la mort de l’artiste, signifiant que les propriétés littéraires sont reversées à leurs héritiers après 70 ans. Dans ce cas, les droits devront revenir à Filiz Ali en 2019 puisque 1949 est supposé être l’année de son décès. Mais la famille conteste en disant que la date exacte de sa mort n’est pas définie.

Avci rapporte que le cas de l’auteur français Saint Exupéry, qui est mort dans un crash d’avion pendant la Seconde Guerre mondiale, peut être pris pour exemple, comme rien n’a été prouvé jusqu’ici quant aux circonstances précises de sa mort. « C’est pourquoi le copyright de ses œuvres continue toujours dans la loi française. Ce cas est semblable au cas d’Ali. Nous pourrions prendre cette loi française comme exemple », explique le quotidien Hürriyet.

Ali, qui a écrit beaucoup de poésies et de nouvelles, est connu pour son chef-d’œuvre « Kürk Mantolu Madonn » (La madone au manteau de fourrure), un best-seller national.

Youssra Gouram

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *