Culture

Disparition de James Horner

Un grand homme nous a quittés. On lui doit des larmes émues, versées devant Titanic, tant d’élans héroïques devant Braveheart… Le compositeur James Horner, réalisateur d’une centaine de bandes sons pour des films hollywoodiens prestigieux, laissera le souvenir d’un artiste au talent incontesté.

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James Horner est mort le 22 juin dernier à l’âge de 61 ans, dans l’accident de son avion privé. Son S-312 Tucano MK1 Turbo biplace s’est écrasé lundi matin à 9h30 à 150 kilomètres au nord-ouest de Los Angeles, près de Santa Barbara, a précisé l’administration américaine.

On lui doit la réussite de certains des plus grands succès cinématographiques depuis les années 80 – car que serait un film sans la musique qui sous-tend l’œuvre ? Il faut citer les partitions de Brainstorm, Alien, Star Trek ou encore Le Nom de la rose, Apollo 13, Troie, mais surtout la consécration, en 1997, pour Titanic. Tout récemment, il avait une nouvelle fois collaboré avec James Cameron pour le blockbuster Avatar. En 1998, deux oscars reçus pour Titanic consacraient son œuvre, celui de la meilleure bande originale et celui de la meilleure chanson, My Heart Will Go On, chanté par Céline Dion. Un succès soutenu par le grand public, avec vingt-sept millions d’albums vendus et seize semaines à la tête du top 200 des albums Billboard.

En retrait d’Hollywood depuis son éviction de Roméo et Juliette en 2013, il s’est consacré à des œuvres de concert, dont un double concerto pour violoncelle et orchestre. Le 13 mars dernier avait lieu en première mondiale le concert Titanic, au KKL de Lucerne (Suisse). Si le cinéma semble vulgariser une musique que certains pourraient d’emblée qualifier de commerciale, James Horner aura su casser tous ces clichés : ce mélomane, fin musicien qui a fait ses gammes au Royal College of Music de Londres, n’hésitait pas à mêler dans ses compositions des souvenirs de Wagner ou de Prokofiev. Il avait également étoffé son style de signatures particulières, comme le Danger motif, quatre notes récurrentes dans son œuvre. Le cinéma, mais plus largement la musique classique ont perdu un grand maître.

Elisabeth Raynal

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