International, Politique, Société

DUR !

Il est difficile de rester calme quand, presque chaque jour, il y a une autre nouvelle concernant les violences envers les femmes. Cela ne concerne pas seulement notre pays, mais bien le monde entier.

La violence envers les femmes est bel et bien une réalité à combattre de nos jours. Malheureusement, les chiffres montrent qu’il y a eu une forte augmentation de ces violences, et ce surtout durant le confinement. Selon Marlène Schiappa, la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr recensait cinq fois plus de signalements durant le confinement. Si aujourd’hui le confinement est terminé, la violence ne s’arrête jamais. DUR. 

D’autre part, au lieu d’entamer une réflexion en tant qu’État et de prendre de nouvelles précautions afin d’adopter des moyens et instruments plus efficaces pour lutter contre ce fléau, le retrait de la Turquie de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) est au cœur des débats. Quel dommage !

La Turquie, en tant que pays précurseur en matière de lutte contre les inégalités historiques entre les hommes et les femmes, a entrepris des démarches assez importantes dans son histoire. Pourquoi revenir en arrière ? Où se situe la logique dans ce retrait de la Convention d’Istanbul alors que la Turquie fut la première signataire de celle-ci et que nous vivons une période dans laquelle le féminicide fait la manchette ?  

La Convention d’Istanbul est un instrument juridique important. Elle a en effet pour but de protéger les femmes contre toutes les formes de violence, mais aussi de prévenir, de poursuivre et d’éliminer la violence à l’égard des femmes ainsi que la violence domestique. Cette convention vise aussi à éliminer toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes et à promouvoir l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, y compris par l’autonomisation des femmes. 

Il faut souligner que la Convention d’Istanbul n’est pas exclusivement réservée aux pays du Conseil de l’Europe. Des États non membres ont participé à son élaboration et pouvaient également en être parties. 

Cette Convention est vitale dans la lutte contre la violence envers les femmes et représente le premier instrument international fournissant un cadre juridique à cet égard. Désormais, les États sont obligés de prendre une position plus active dans cette lutte et d’éviter toute forme de passivité à l’égard de féminicides. 

Ekin Çankal

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