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Egpytair: il y avait bien de la fumée à bord de l’avion

Lentement mais surement, le mystère qui plane autour du crash du vol 804 d’Egyptair s’évapore. Effectuant un vol entre Paris de Le Caire le 19 mai dernier avec 66 personnes à bord, l’appareil de la compagnie Egyptair a disparu des radars aérien alors qu’il volait à 37 000 pieds (env. 11 300 m) d’altitude. Quelques jours plus tard, la balise de détresse de l’avion a signalé sa position entre la Crète et le Nord de l’Egypte, dans la mer Méditerranée. Hier, les enquêteurs égyptiens ont annoncé la présence de fumée à bord de l’appareil avant que celui ne disparaisse des radars.

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Le crash a fait 66 victimes, 56 passagers et 10 membres de l’équipage, dont trois enfants. On ne sait toujours pas la cause exacte du crash, et l’analyse des boîtes noires est longue, tant elles ont été endommagées. Hier, les premiers résultats ont parlé: la piste terroriste a été écartée.

La défaillance technique comme piste principale

L’analyse des boîtes noires de l’avion confirme « les alertes du système automatisé de communications de l’appareil (Acars) sur de la fumée dans les toilettes » et à l’avant de l’appareil, a déclaré hier la Commission d’enquête égyptienne dans un communiqué. Si l’hypothèse de l’attentat a été la première évoquée, c’est maintenant la piste de l’incident technique qui est privilégiée. « Des parties à l’avant de l’avion montrent des signes de détérioration dus à de hautes températures et de la suie » a ajouté la commission. Pour le spécialiste en aéronautique de France Info Gérard Feldzer, « Cela confirme qu’il y avait bien un feu ».

Les prochaines analyses seront déterminantes

Si la piste de l’incident technique a pris le terrain sur celle de l’attentat, rien n’a encore été prouvé. « On ne connaît pas – ou on ne veut pas nous le dire – l’origine de ce feu : était-il accidentel ou est-ce que c’était un engin incendiaire ? » a soulevé Gérard Feldzer. La seconde boîte noire de l’appareil, qui contient les enregistrements des conversations entre les pilotes, est actuellement en réparation en France. Son analyse sera déterminante: « On peut entendre le bruit d’une explosion, par exemple » a annoncé Gérard Feldzer.

Reste à voir ce que révèleront les prochaines analyses. En France, une information judiciaire à l’encontre d’Egyptair a été ouverte pour « homicides involontaires ».

C.T

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