International, Politique

Emmanuel Macron, huitième président de la République française

« Est-ce la fin de la Ve République ? » C’est sur cette interrogation que le 14 mai 2017, à 11h20, le président de la République « normal », François Hollande, au terme d’un quinquennat très décevant et caractérisé par un taux de popularité incroyablement bas, a procédé à la passation du pouvoir présidentiel à Emmanuel Macron, leader du mouvement En Marche !.Qui est « normal », qui est « En Marche » et pourquoi? C’est sans doute l’histoire qui, au cours des dix prochaines années, nous le dira de manière plus explicite. Avec une définition tout autre, on verra apparaître un lien organique entre la période Hollande et la période Macron.

L’un des deux importants discours prononcés lors de la cérémonie d’investiture, dans le cadre de la continuité, du respect de la tradition et de ses usages conformes à la tradition de l’État, a été prononcé par le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius.

Dans son remarquable discours prononcé de mémoire, M. Fabius, homme politique expérimenté, ancien « mammouth » du Parti socialiste, a fait l’éloge de Emmanuel Macron, porté à l’Élysée par le « chamboule-tout » en politique, en citant le célèbre écrivain et politicien français de l’époque romantique François-René de Chateaubriand, et en particulier sa phrase : « Pour être l’homme de son pays, il faut être l’homme de son temps ». Comme on le sait, Chateaubriand a été ministre des Affaires étrangères sous la Restauration (1822-1824).

En conclusion, l’Histoire va de l’avant. La France ressent la nécessité d’effectuer une série de réformes pour maintenir sa position dans le monde actuel et son pouvoir politique, économique et militaire. Tant la droite que la gauche, ainsi que ceux qui s’écartent des partis traditionnels classiques, sont d’accord sur ce point. Mais en quoi consisteront ces réformes, c’est là toute la question. La voie à suivre, elle remonte à la Révolution française de 1789 : la conception de l’État laïque, démocratique et social. À ce stade-ci, la force la plus importante à ne pas perdre de vue est le potentiel électoral de 19,5 %, remporté aux élections par le mouvement des « Insoumis » dirigé par Jean-Luc Mélenchon…

Quant à la nomination en tant que nouveau Premier ministre d’Édouard Philippe, maire du Havre et fidèle d’Alain Juppé, ce n’est autre qu’une manœuvre destinée à creuser le résultat des développements politiques. Bien que la formation et les compétences d’Édouard Philippe ne soient pas mises en cause, les observateurs politiques soulignent que cette nomination vise à accentuer le désordre de la droite classique de la politique française.

Par la même occasion, elle est conçue de manière à renforcer quelque peu la structure très affaiblie du Parti socialiste.

* * * *

Pour en revenir aux relations turco-françaises, il convient de rester fidèle aux relations diplomatiques basées sur l’amitié et l’intérêt mutuel en cours depuis Soliman le Magnifique, quelles que soient les conjonctures internationales. Certes, il peut parfois y avoir des moments de tension, mais il faut veiller à ne pas détériorer cette relation bilatérale de plus de cinq cents ans, qui se poursuit depuis le sultan Bajazet II et le roi Louis XI, en 1483.

Dr. Hüseyin Latif, directeur de publication

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *