Politique

Emmanuel Macron, un jeune ministre aux multiples facettes

Ancien banquier de Rothschild, coqueluche des médias, chouchou du président, et agitateur de l’Elysée, Manuel Macron est devenu le plus jeune ministre de l’économie de la Ve République française. Portrait sur un homme en pleine ascension.Emmanuel_Macron_(1)

Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires, protégé de François Hollande, est perçu comme appartenant à l’aile droite du parti socialiste. Comme un vent nouveau, le jeune ministre veut moderniser la France. Ministre atypique, il parle de son couple « singulier » qu’il forme avec une femme de près de vingt ans son aînée. Une idylle avec son ancienne professeure de lycée, qu’il aime afficher. Le jeune énarque est surnommé à Bercy « Mister Milan » en raison de son goût pour la mode italienne. Son sourire franc et charmeur et son élégance dans ses complets Armani, lui on valut d’être élu « dandy de l’année » par le magazine GQ. Lui, que personne ne connaissait il y a deux ans, est aujourd’hui la nouvelle « égérie » de Bercy.

En 2014, le président Hollande le tirait de son anonymat de secrétaire général adjoint pour lui confier l’économie de la France. Devenant ainsi le ministre le plus jeune de l’économie à 38 ans. L’objectif de Macron est d’en finir avec les barrières réglementaires. Il est notamment à l’origine du pacte de responsabilité et de solidarité et du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Egalement à l’origine de la « loi Macron », un projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

“Toutes les mesures que je défends visent à rendre l’économie plus souple et plus mobile (…) pour faire de la place à ceux qui sont en dehors du système.

Il ne ressemble pas à cette élite discréditée et se méfit des partis. Le 6 avril 2016, Emmanuel Macron a lancé un nouveau mouvement politique : « En marche ! », ni de droite, ni de gauche, il se veut « transpartisan ». Face à son ascension, nombre de ministres lui reprochent de ne pas jouer collectif et de chercher à faire avancer sa propre carrière.

Même si Emmanuel Macron n’a, à ce jour, pas encore officialisé sa candidature à la présidentiel, ses ambitions sont de plus en plus visibles et font de l’ombre à Manuel Valls. Le ton est monté entre les deux hommes mardi 10 mai à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement. A l’origine des tensions, une question poser à Monsieur Macron au sujet de son voyage à Londres le 14 avril. Officiellement, il devait apporter le soutien de la France aux opposés au Brexit. Mais la rumeur d’un déjeuner avec des patrons de start-up, afin de lever des fonds pour financer ses projets politiques, a vite fait surface. Le magazine Paris Match a même avancé un chiffre : 12 millions d’euros. Une somme dépassant largement les dons autorisés par la loi, limités à 7500 euros.

Des faits tout de suite démentis par Manuel Valls. Celui-ci, emporté par sa colère, reproche à Emmanuel Macron en aparté ses propos critiquant la « caste politique » et sa prétention de « ne pas en faire partie ».

Une classe politique secouée par les rivalités et les ambitions personnelles, dans laquelle Emmanuel Macron, qui continue son ascension, est au cœur de toutes les critiques.

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