Environnement

Endommager les végétaux rares est illégal

Les associations de protections des animaux alertent sans cesse sur la disparation de nombreuses espèces animales ; moins connu, le phénomène touche également certains végétaux. Pour protéger sa flore, la Turquie a décidé de punir les dommages causés aux plantes rares, désormais passibles d’une amende.

En vertu de la loi turque, les dommages causés sur les plantes Stachys Bayburtensis et Silene Bayburtensis sont désormais répressibles d’une amende de 48, 625 livres turques.

La Stachys Bayburtensis, découverte par un universitaire américain, est une espèce endémique de Bayburt. Elle n’a, à ce jour, été identifiée que dans cette région.

Cette loi a pour objectif la protection du site et surtout d’éviter la disparition de ces fleurs. Leur rareté en fait des plantes uniques, mais menacées.

Alparslan Katırcı, le directeur de la protection de la nature et des parcs nationaux de Bayburt, a déclaré : « Nous devons les (les plantes) protéger, car c’est une espace rare et menacée. »

La région de la mer Noire est un trésor pour les amoureux de la flore. L’année dernière, le « Projet national de recensement et de suivi de la biodiversité » a permis de répertorier 539 espèces végétales différentes dans la province de Bayburt ; parmi elles, 62 espèces endémiques.

La région de Bayburt est également connue pour accueillir un des plus grands champs de papillons du pays avec près de 134 espèces différentes recensées.

En 2016, le site a été classé « parc naturel », faisant de lui le 42e parc naturel de Turquie. Alparslan Katırcı s’en est réjoui et trouve cette décision juste, car le site « abrite près de 400 espèces de plantes locales et un barrage naturel ».

Située sur l’historique route de la soie, la région est également un haut lieu touristique. Elle attire pour ses paysages exceptionnels et son héritage historique. Le site servit de champs de bataille durant la guerre russo-turque à la fin du XIXe siècle.

Le ministère des Eaux et forêts a déclaré début juin vouloir attirer les touristes en leur permettant notamment de camper près du lac, situé à 2 150m d’altitudes. Cette activité étant souvent nuisible pour l’environnement, le ministre a souhaité protéger le site avec cette loi.

Marie Boyenval

 

 

 

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