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Ephèse enfin inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la citadelle et les jardins de Diyarbakır aussi

Souvenez-vous, il y a trois semaines, Aujourd’hui la Turquie se réjouissait de la candidature de la ville antique d’Ephèse au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est désormais chose faite grâce au vote de ce samedi 4 juillet. Le Comité du patrimoine mondial, réuni à Bonn en Allemagne pour sa 39ème session, a en effet approuvé à l’unanimité cette inscription. Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, la citadelle et les jardins de Diyarbakır font également leur entrée. Une véritable fierté pour la Turquie, qui possède désormais 15 sites culturels classés à l’UNESCO.

Ephese_14

Une entrée attendue depuis longtemps

En réalité, la candidature d’Ephèse ne date pas d’hier. Lancée en 2000, elle s’est particulièrement accélérée ces trois dernières années. Etape par étape, les nombreuses publications et brochures requises pour la validation de la candidature ont été traduites dans de nombreuses langues, depuis maintenant 15 ans. Pour être inscrits sur la liste de l’UNESCO, les sites doivent en effet être « de valeur universelle exceptionnelle » et répondre à au moins l’un des dix critères de sélection, puis être soumis à de nombreuses analyses concernant leur conservation. C’est donc un long processus qui prend fin et sonne comme une victoire pour la Turquie.

Il faut dire que la délégation turque n’a pas ménagé ses efforts pour faire aboutir les dossiers de ses deux patrimoines exceptionnels. Ephèse, vestige de la cité antique qui abritait le temple d’Artémis, l’une des sept merveilles du monde – dont il ne reste malheureusement plus grand chose aujourd’hui – est « un exemple exceptionnel de cité portuaire avec un canal maritime et un bassin portuaire », selon les mots des représentants de l’UNESCO. Quant au site de Diyarbakır, au sud-est, celui-ci a été reconnu pour son château, ses remparts et ses tours, ainsi que les jardins du Hevsel reliant la ville au fleuve Tigre.

Diyarbakir

La citadelle de Diyarbakır.

Quelles conséquences pour les sites ?

Actuellement, plus de 1000 patrimoines sont classés à l’UNESCO dans 161 pays, dont désormais 15 pour la Turquie. Lorsqu’un pays signe la convention de l’UNESCO et voit certains de ses biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial, il en résulte un prestige supplémentaire qui aide souvent les citoyens et les gouvernements à prendre conscience de l’importance de la préservation de ce patrimoine. En résulte alors une augmentation du niveau de protection et de conservation des sites. Le pays peut également recevoir une assistance financière et technique de la part du Comité du patrimoine mondial afin de soutenir les activités de préservation.

Une bonne nouvelle pour la Turquie

La Turquie ne peut donc que se réjouir de cette décision, qui lui permet d’être encore une fois reconnue pour l’importance de son héritage culturel et offre de beaux jours au tourisme. C’est en 1985 que les trois premiers sites turcs sont apparus à l’UNESCO : le parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce, la grande mosquée et l’hôpital de Divriği, ainsi que les zones historiques d’Istanbul. Depuis, de nombreux autres patrimoines ont complété le palmarès turc, dont la ville de Safranbolu en 1994, le site archéologique de Troyes en 1998, ou encore le site néolithique de Çatal Höyük, au sud du plateau anatolien, en 2012.

Noémie « Nupied » Allart

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2 Comments

  1. Foulon

    Je suis allé en vacances une dizaine de fois… Je n’ai pas vu un 1/10ème. Il me faut y aller encore 90 fois donc… C’est possible si je fais une 10aine de voyages par an, ou alors m’y installe pour un an ou deux.

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