Chroniques, Le choix de la rédaction

Un été de commémorations et de conflits

Cet été, plus que jamais, l’actualité internationale a été dense et chargée. Tandis que l’Europe commémorait la Première Guerre mondiale pour se rappeler des horreurs vécues, la population du Proche et Moyen-Orient vivait au quotidien les atrocités des conflits en cours.

L’été 2014 a donc été faste pour les chaînes d’information en continu, alternant d’une part les images de cérémonies officielles du centenaire de la Guerre de 1914 et d’autre part des scènes de bombardement et de massacre de la population civile, ou encore l’extermination des minorités religieuses dans le nord de l’Irak.

Ainsi, à la crise syrienne se sont ajoutés les conflits en Irak, en Libye et une reprise des tensions d’une violence terrible entre Israël et Gaza. Rien n’a pu empêcher, plusieurs semaines durant, un combat inégal entre Israël et le Hamas, les trêves difficilement obtenues étaient aussitôt violées. Le Président américain Obama dénonçait avec force les bombardements, mais cela n’a pas empêché les Américains de ravitailler l’armée israélienne. L’été a donc été également faste pour l’industrie de l’armement et continue de l’être, car pour combattre les jihadistes de l’Etat islamique, on livre désormais des armes aux Kurdes d’Irak, comme on l’avait fait auprès des opposants syriens. Le 22 août, Le Monde titrait : « Plusieurs livraisons à l’Armée syrienne libre ont été effectuées par des voies clandestines, mais aucun ‘équipement qui aurait pu se retourner contre nous’, assure Paris ».

Qu’il s’agisse du Hamas ou des jihadistes de l’Etat islamique, les commentaires s’accordent pour dire que ces groupes sont désormais bien organisés, armés et financés. En témoigne cette déclaration des responsables militaires américains, toujours dans le quotidien du Monde « Les jihadistes ‘allient idéologie et sophistication militaire’ et ‘sont incroyablement bien financés’ ».

Faut-il se fier à ces commentaires ? Au regard des pertes de l’armée israélienne, lors des derniers combats avec le Hamas, on peut penser que oui. Néanmoins, il faut rester prudent et se souvenir des discours alarmistes qui accusaient l’Irak de Saddam de posséder des armes de destruction massive. N’oublions pas que sans cette manipulation, l’Irak ne serait pas là où il en est aujourd’hui.

Alors pour éviter l’escalade des conflits armés, il est important de miser sur la négociation. Compte tenu de leur influence et de leurs intérêts dans la région, la France et la Turquie doivent joindre leurs voix pour rendre possible des pourparlers.

Mireille Sadège

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *