Economie, International

Expatriés en Afrique : vous allez être surpris

Le cabinet international Mercer a publié ce 22 juin son rapport annuel sur le coùt de la vie. Résultat : trois capitales africaines dans le top dix des villes les plus chères pour les expatriés.

Luanda, capitale de l'Angola

Luanda, capitale de l’Angola

Le rapport du cabinet Mercer 2015 annonçait pour la troisième année consécutive Luanda comme ville la plus chère au monde pour les expatriés. Si cette année, Hongkong a détroné la capitale Angolaise, il n’en reste pas moins que deux autres villes africaines lui emboitent le pas.

Ce sont ainsi Kinshasa et N’djamena, respectivement capitales de la République Démocratique du Congo et du Tchad, qui progressent pour atteindre les 6e et 9e places dans ce top dix. Parmi ces villes les plus chères, cinq sont des capitales asiatiques : Hongkong (1e place), Singapour (4e), Tokyo (5e), Shanghai (7e) et Pékin (10e) ; et seules deux sont des capitales européennes, avec Zurich et Genève.

La question se pose alors : pourquoi ces capitales africaines qui nous paraissent peu coùteuses se retrouvent dans ce top dix ?

Des standards de vie à l’occidentale qui coûtent cher

Aude Besnaïou, conseillère auprès de la filiale française du cabinet Mercer explique pour Le Monde : “Nous nous basons sur un panier de biens et services d’environ 200 articles, privilégiant les marques internationales, et donc majoritairement importées”. Sur place, des enquêteurs relèvent les prix proposés par les supermarchés, pour établir par la suite une comparaison entre les différentes capitales. Notons que New York est utilisée comme ville de référence pour les comparaisons, et que les fluctuations monétaires sont évaluées par rapport au dollar américain.

Evidemment, la consommation de bien et services n’est pas le seul facteur déterminant du coût de la vie. Le climat politique et social, l’insécurité ainsi que les facteurs économiques entrent en jeu. A titre d’exemple, dans les pays où règne l’insécurité, les expatriés auront tendance à se loger dans des résidences sécurisées, engendrant ainsi une hausse du coût du logement.

A quoi sert une telle comparaison ?

Cette enquête réalisée tous les ans par le cabinet américain Mercer, permet aux entreprises multinationales et aux gouvernements de déterminer les stratégies de rémunération pour leurs salariés expatriés. Si un pays est classé comme étant plus coûteux qu’un autre, les entreprises seront moins enclines à compenser cette hausse du coût de la vie.

L’enquête révèle également les instabilités de certains secteurs comme le secteur immobilier et l’inflation sur les biens et services par exemple. Divers enjeux, annoncés par le site internet de Mercer, qui poussent les entreprises à organiser des programmes expatriés compétitifs à l’échelle mondiale”.

Le continent africain est donc aujourd’hui un témoin majeur de la volatilité des marchés. S’il abrite en son sein les villes les plus chères pour les expatriés occidentaux, il détient également Cape Town, Durban (Afrique du Sud), où encore Maseru (Lesotho), capitales les moins chères au monde pour ces salariés venus d’ailleurs.

C.R

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