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Exposition : « Mère, mères » à l’Institut français d’Istanbul

Jusqu’au 25 août 2019, l’Institut français de Turquie présente l’exposition « Mère, mères » du photographe Lâm Duc Hiên. Il partage avec nous des photographies de femmes et d’enfants de continents différents, mais tous emportés par la même tourmente : l’exil. 

Témoin des conflits majeurs de la fin du XXe et du début du XXIe siècle ainsi que de leurs conséquences sur les populations civiles, Lâm Duc Hiên, né au Laos en 1966, expose une centaine de photographies mettant en lumière des femmes et des enfants « sans pays » et « sans voix ».

Né sur les rives du Mékong, lui-même a connu les camps de réfugiés avant d’être adopté en France. Il capture donc mieux que quiconque les maux de notre monde contemporain.

L’Institut français de Turquie présente cette exposition conjointement dans les villes d’Ankara, d’Istanbul et d’Izmir. À Izmir, vous découvrirez l’histoire des femmes et des enfants du Tibet et du Cambodge, alors qu’à Ankara est proposée une série de reportages sur la condition féminine en Haïti, au Congo et en Moldavie.

À Istanbul, Lâm Duc Hin partage avec nous des photographies prises au cours de ses périples en Irak pendant l’embargo, au Laos, en Chine, en République démocratique du Congo, et nous conte l’exil de la jeune nageuse syrienne Yusra Mardini.

Il documente pendant dix ans la situation des populations civiles irakiennes, victimes de l’embargo mis en place par l’ONU, à la suite de l’invasion du Koweït, à partir de 1990. Il a accumulé au jour le jour des images illustrant la difficulté de la vie quotidienne à travers de nombreux portraits de femmes irakiennes.

Il a également documenté, dans le cadre du programme de Médecins du Monde, la situation des femmes victimes de violences en République démocratique du Congo. Il met en image la souffrance de ces femmes, mais aussi leur désir de changements.

Lâm Duc Hiên a suivi pendant cinq mois la nageuse Yusra Mardini et sa sœur sur le chemin de l’exil, de leur Syrie natale déchirée par la guerre à Berlin. Il l’accompagnera jusqu’à Rio où elle sera sélectionnée pour concourir aux Jeux olympiques.

« Le travail de Lâm Duc Hiên est de ceux qui éveillent, qui nous réveillent, nous rappelant que tout regard est politique, et qu’il ne tient qu’à nous d’ouvrir les yeux. Chacune de ces photos nourrit un dialogue avec celles et ceux que l’on n’entend jamais, trop occupés à vivre dans des contextes qui se résument souvent pour nous à une bande-son à la radio, à des images défilant sous nos yeux blasés. On ne revient pas coupable de ce voyage dans l’œil de Lâm Duc Hiên. On en revient conscient », selon la romancière française Igrid Thobois.

L’exposition est présentée dans les trois galeries des antennes de l’Institut français de Turquie (Ankara, Istanbul, Izmir) du 5 mai au 25 août 2019.

Eda Özdemir

 

 

 

 

 

 

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