Art, Découverte, Société

Festival d’art urbain à Kadıköy

La municipalité de Kadıköy accueille, depuis mercredi, la 7e édition du festival mural d’Istanbul. L’occasion d’aller à la rencontre des artistes et des organisateurs qui se sont lancé pour défi de redorer les murs de la ville, à leur manière.

Depuis 2012, l’association Çekul, qui œuvre pour la protection du patrimoine en Turquie, organise, en partenariat avec la municipalité de Kadıköy, le festival mural d’Istanbul.

Théo, l’un des organisateurs de l’événement nous explique comment ce projet est né.  Installé en Turquie depuis plusieurs années, cet italiano-luxembourgeois souhaitait avec deux de ses amis, Alp et Mete, inviter des artistes du monde entier pour égayer les murs de la ville et faire partager leur passion du street-art. L’idée a enthousiasmé la municipalité de Kadıköy, ce quartier réputé populaire et convivial, situé sur la rive asiatique, qui a décidé de les sponsoriser. Depuis sa création, une trentaine de murs ont fait peau neuve.

Cette année, quatre artistes ont été invités à participer sur la base du volontariat. Ils viennent de Serbie, de Turquie, du Brésil et de Croatie. Les organisateurs, qui connaissent bien le milieu du street-art, sollicitent eux-mêmes les artistes. Théo n’est pas grapheur, mais tient la seule boutique de graffiti d’Istanbul, ce qui lui permet d’être en contact avec de nombreux peintres. Il suit également les artistes sur Internet. Les organisateurs prônent la diversité des profils et des œuvres : « si une année les artistes ont fait le choix d’une œuvre en noir et blanc, nous souhaitons davantage de couleurs pour l’année suivante », explique Théo.

Artez, venu de Serbie, a accepté de relever le défi après avoir été sollicité par le festival. Sa petite amie, Nilica, l’a accompagné dans cette aventure, selon elle « Artez est connu en Serbie, il peint partout dans le monde. Il fait une exposition à Vienne la semaine prochaine, mais c’est la première fois qu’il peint en Turquie ». L’artiste serbe a commencé son œuvre mercredi et devrait la finir dimanche. Il peint 10h à 12h par jour. Interrogée sur la signification de l’œuvre de son petit ami, Nilica a préféré entretenir le suspense. Artez lèvera le mystère lui-même une fois l’œuvre  terminée.

Le programme :

Vous pouvez rencontrer Arlin, artiste brésilien, au « Muhendis Sari Ali Sokak n°24-26 » et Artez au Tulumbaci Asim Sokak n°6 jusqu’à mercredi. Lonac et Omeria débuteront leur œuvre le 2 juillet.

Marie Boyenval

 

 

 

 

 

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