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Festival du film de Sarajevo : Nouvelle consécration pour Nuri Bilge Ceylan

Le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan recevra le Cœur d’Honneur de Sarajevo lors de la 24e édition du Festival du film de Sarajevo qui se tiendra du 10 au 17 août prochain.

Le cinéaste turc récompensé à de nombreuses reprises pour ses œuvres est sur le point d’être de nouveau mis à l’honneur. Le Festival du film de Sarajevo, créé en 1995 lors du siège de la ville éponyme, sera en effet l’occasion de récompenser le réalisateur pour sa contribution exceptionnelle au septième art et pour son soutien au Festival.

Les organisateurs de ce festival de cinéma qui se déroule dans la capitale de la Bosnie-Herzégovine ont déclaré le 1er août que Nuri Bilge Ceylan sera également l’invité d’honneur du programme « Hommage à » de cette nouvelle édition.

Ceylan est l’un des réalisateurs les plus acclamés à travers le monde. Après avoir concouru pour la première fois en 1995 au Festival de Cannes pour la Palme d’or du court métrage avec Koza (Cocon), il sera récompensé à plusieurs reprises pour Kasaba (The Small Town, 1997) et Nuages de mai (1999). Pour Nuages de mai, le cinéaste a notamment remporté l’Orange d’or du meilleur réalisateur au Festival international du film d’Antalya en 1999.

Par la suite, il décrochera en 2003 le Grand Prix et le Prix du Meilleur Acteur à Cannes pour son troisième long métrage, Uzak (Distant, 2002), qui lui vaudra pas moins de 47 Prix, dont 23 Prix internationaux. Uzak devient ainsi le film turc le plus primé de l’histoire du cinéma et a notamment permis à Ceylan de rafler l’Orange d’or du meilleur réalisateur (2002) et l’Orange d’or du meilleur film au Festival international du film d’Antalya (2003).

La consécration est de nouveau au rendez-vous avec Les Climats qui recevra le Prix FIPRESCI de la Critique internationale au Festival de Cannes 2006 ainsi qu’une nouvelle Orange d’or du meilleur réalisateur au Festival d’Antalya la même année.

Mais celui qui dépeint avec force notre société moderne est loin d’en avoir fini avec le succès puisqu’il se voit attribuer le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2008 pour Les Trois Singes qui raconte l’histoire d’un chauffeur d’un riche homme d’affaires, Eyüp, qui verra sa vie basculer quand son patron renverse un jour un piéton.  Les Trois Singes sera le premier film turc présélectionné par l’Académie américaine des arts et des sciences du cinéma pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Trois ans après, celui qui est parfois comparé à Michalengelo Antonioni et à Ingmar Berman signe Il était une fois en Anatolie qui recevra le Grand Prix au Festival de Cannes (2011) ex aequo avec Le Gamin au vélo des frères Dardenne. En 2014, voilà qu’il remporte la Palme d’Or ainsi que le Prix FIPRESCI pour  Winter Sleep, un drame qui se déroule en Cappadoce.

Son dernier et huitième long métrage n’est autre que Le Poirier Sauvage (2018). Bien que Ceylan n’a pas reçu de récompense sur la croisette cette année, Le Poirier Sauvage a été acclamée par la critique et projetée à Cannes.

Cette année, la Turquie participera aussi au Festival de Sarajevo grâce au réalisateur Osman Nail Dogan et son long métrage, Les voleurs des Pigeons, qui est en lice pour recevoir le Prix du jury.

Camille Saulas

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