Cinéma, Environnement, Société

Film : l’incroyable amitié entre une cigogne et un pêcheur de Bursa

L’émouvante amitié entre un pêcheur de 65 ans et une cigogne a inspiré le réalisateur Burak Doğansoysal qui tourne actuellement un film sur cette merveilleuse histoire qui se déroule dans la province de Bursa, au nord-ouest de la Turquie.

Il y a sept ans, Adem Yılmaz voit se poser sur son bateau de pêche une cigogne alors qu’il naviguait sur le lac Uluabat. Après l’avoir nourri, une relation étonnante s’est installée. Chaque année, après avoir parcouru des milliers de kilomètres, la cigogne « Yaren » revient voir son protecteur et fournisseur officiel de poissons.

Yaren fait partie des centaines d’oiseaux migrateurs qui arrivent en mai dans le petit village d’Eskikaraağaç, situé sur les rives du lac Uluabat et connu pour mettre en place de nombreuses mesures afin de protéger les cigognes.

L’histoire d’Adem Yılmaz et de Yaren a rapidement fait le tour du monde grâce à de nombreuses photos des deux compères allant pêcher ensemble ; des moments précieux capturés par le photographe Alper Tüydeş.

Aujourd’hui, Alper Tüydeş travaille avec le réalisateur de documentaires Burak Doğansoysal afin de faire de cette histoire d’amitié un film dont le tournage a déjà commencé à Eskikaraağaç. Outre la relation particulière entre Adem Yılmaz et Yaren, le long-métrage devrait évoquer l’attachement du village aux cigognes.

Depuis plusieurs années, les autorités de la région ont mis en place différentes stratégies pour préserver et améliorer les aires d’alimentation des cigognes. De plus, des mesures ont été prises afin d’éviter tout risque d’électrocution de ces volatiles. En effet, à la suite de pressions exercées par les défenseurs des cigognes, les fournisseurs d’énergie ont remplacé les sections les plus dangereuses de câbles aériens par des câbles souterrains. De plus, des nids artificiels ont été érigés pour faciliter la nidification.

On estime qu’il y a environ 500 cigognes qui passent l’été dans les alentours de ce lac de Turquie avant de migrer dans des régions plus chaudes à la fin de la saison estivale.

Camille Saulas

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *