Art, Culture

Avec Kendell Geers, Galerist crie Eurêka !

eureka_5Désormais dans sa dixième année, Galerist continue de rassembler lart contemporain avec ses amateurs. La galerie dart vous invite dans une plongée ayant pour thème le remodelage du corps comme source de manifestation. Les expositions ‘Carte Blanche’ se poursuivent avec « Eurêka ».

Kendell Geers, le commissaire de l’exposition, a rassemblé les œuvres d’artistes internationaux. Vous pourrez ainsi voir certaines installations, sculptures, photographies et vidéos des artistes Lalin Akalan, Bianca Bondi, Monica Bonvicini, Anna Ceeh, Asha Cherian, Wagechi Mutu, Mai Thu Perret, Betty Tompkins, Iv Toshian, Kara Walker, FXXXXISMTC, et Raqs Media Collective.

Le message caché

D’après le sud-africain Kendell Geers, l’essentiel n’est pas seulement l’œuvre d’art en elle-même, mais le message qui s’y camoufle. Rejetant les étiquettes d’artiste et d’activiste, il utilise l’art pour se manifester. Ainsi, dans cette exposition de groupe, Geers a appelé les artistes à s’interroger sur les limites de leurs corps. Il aspire à un remodelage du corps, précisément à cause des règlements, écrits comme oraux, qui mettent une distance entre le corps et la mort, et qui nous limitent.

Pourquoi İstanbul ?

«eureka_2 Étant un important centre religieux du passé, İstanbul est aussi un creuset des différences culturelles », nous explique Geers. « Le christianisme est né à Constantinople, tout comme le modernisme islamique. İstanbul possède une population de 14 millions d’habitants, composée de laïcs, de religieux, des « Européens », des « Asiatiques », des progressistes, et des conservateurs. » De cette façon, Geers accorde une importance certaine à İstanbul qui fonctionne selon lui comme un melting-pot. En outre, le commissaire de l’exposition souligne le côté inspirant de Gezi. « En 2013, durant les protestations du parc Gezi, un million d’habitants sont descendus dans la rue pour protéger une petite partie de nature », résume le curateur. Il revient aussi sur “Duran Adam”, devenu un véritable phénomène viral de Gezi. Selon lui, « Duran Adam était un artiste de performance qui a inspiré de la manière la plus simple et fragile : en se tenant immobile. En restant debout, il a inspiré des centaines de gens ».

Eurêka !

Le curateur Kendell Geers a retenu le nom “Eurêka” afin d’inviter les artistes à redécouvrir leur corps. Le mot “Eurêka” a pour la première fois été utilisé par le grand physicien antique Archimède quand il a découvert la flottabilité de l’eau. Pour cette exposition, les artistes remodèleront leur corps en protestant contre les limites.

Sırma Parman

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