Société

Gastrites et entérites aiguës

La gastrite simple est une indigestion par une mauvaise alimentation. L’estomac, surmené ou irrité, est à saturation. Il fait donc « grève » et, pour finir, se révolte. Les aliments, au lieu d’être digérés, fermentent, ce qui provoque une réaction de l’estomac qui se débarrasse de son contenu par des vomissements. 

Il arrive souvent que se déclenche, en même temps, une diarrhée, signe d’une entérite secondaire à l’indigestion. La gastrite et l’entérite aiguës peuvent être provoquées par l’ingestion d’aliments contaminés par des germes qui ainsi pénètrent dans le corps par les voies digestives, produisant une inflammation et des complications gastro-intestinales.

C’est ainsi que le virus de la grippe peut provoquer aussi bien des troubles digestifs qu’une angine, une bronchite ou une broncho-pneumonie. Il existe en effet des grippes gastro-intestinales. Les microbes de la fièvre typhoïde, paratyphoïde et du choléra, tout en produisant une infection générale, c’est-à-dire une septicémie, provoquent toujours des complications gastro-intestinales. Le régime alimentaire pour ces infections aiguës est en somme le même que celui destiné à lutter contre les maladies infectieuses aiguës que nous connaissons déjà. Il est le même, à cette différence près, qu’il doit tenir tout particulièrement compte de l’inflammation de la muqueuse gastro-intestinale, et doit par conséquent éviter tout ce qui pourrait l’irriter ; les aliments, au contraire, doivent exercer une action apaisante. En cela, il se rapproche du régime des dyspeptiques dont il sera question plus loin.

Pour soigner cette pathologie, on commence par mettre l’estomac et l’intestin au repos complet. Dans certains cas, le médecin ordonnera une purge ou un lavement ; il procédera éventuellement lui-même à un lavage d’estomac pour débarrasser celui-ci de son contenu irritant et toxique.

En cas de fièvre, il est préférable d’appeler le médecin. S’il s’agit de troubles sans gravité, ce dernier tranquillisera le malade et son entourage. À l’inverse, s’il s’agit d’un début de maladie plus grave, il pourra prendre immédiatement les mesures qui s’imposent. Prises à temps, elles sont toujours plus efficaces que lorsqu’elles sont prises tardivement.

Des diarrhées et des vomissements persistants affaiblissent considérablement le malade. Cette faiblesse est due en grande partie à un manque d’eau et de troubles ioniques. Le médecin est en mesure d’y remédier au moyen de transfusions de chlorure de sodium.

Meliha Serbes

 

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